La Palestine est devenue formellement mercredi membre de la Cour pénale internationale (CPI), avec l’intention d’y faire juger les dirigeants israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l’occupation.

Une cérémonie à huis clos s’est déroulée au siège du tribunal à La Haye pour marquer cette adhésion, au cours de laquelle le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a reçu une copie symbolique du Statut de Rome, fondateur de la CPI.

L’adhésion de la Palestine constitue un pas de plus dans la confrontation diplomatique et judiciaire engagée en 2014 par la direction palestinienne.

C’est aussi une démarche aux conséquences incertaines : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres dirigeants israéliens semblent loin de comparaître un jour à La Haye.

Fin 2014, ils ont décidé de rejoindre la CPI, qui a pour vocation de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, après avoir vu rejeter par le Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution mettant fin à l’occupation israélienne dans les trois ans.

En même temps qu’il demandait l’adhésion à la CPI, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait envoyé à la cour un document autorisant la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, à enquêter sur des crimes présumés commis dans les Territoires palestiniens depuis le 13 juin 2014.