Tsahal a commencé à retirer certaines de ses troupes près de la bande de Gaza dimanche, laissant les résidents locaux organiser leur sécurité, une décision perçue comme impopulaire auprès de ceux qui vivent à proximité de l’enclave contrôlée par le Hamas.

Les soldats doivent poursuivre leurs patrouilles le long de la clôture frontalière et continuer de garder trois communautés qui ne se trouvent qu’à un kilomètre de la bande de Gaza : le kibboutz Netiv Haasara, le kibboutz de Nahal Oz, et le kibboutz Kerem Shalom.

L’armée israélienne a annoncé ce retrait la semaine dernière, suscitant le mécontentement des habitants.

Les troupes de Tsahal, en plus de veiller autour du périmètre, menaient également des patrouilles régulières dans les villages.

« C’est une décision regrettable qui porte atteinte au sentiment de sécurité des résidents vivant près de la frontière », a fait savoir Alon Shuster, le chef du Conseil régional de Shaar Hanegev, selon le site Ynet.

« La seule et entière responsabilité de la sécurité des citoyens d’Israël repose sur l’armée israélienne, le ministère de la Défense, et le gouvernement israélien », a-t-il ajouté.

Shuster a appelé à une augmentation des mesures de sécurité, y compris à une barrière physique massive, à de nouvelles méthodes pour détecter les tunnels transfrontaliers et à la protection contre les roquettes de courte portée et les tirs de mortier.

Pendant et après la guerre entre Israël et le Hamas, les troupes de Tsahal ont été déployées pour les communautés israéliennes situées près de la frontière de Gaza qui étaient des cibles de tentatives d’infiltration.

Les villages ont également été soumis à des tirs de mortiers et de roquettes depuis Gaza.

Selon le porte-parole de Tsahal, la décision de retirer ces forces a été prise avec les chefs des conseils locaux.