La police a arrêté mardi sept habitants de villages druzes dans le plateau du Golan israélien qui ont franchi la barrière de séparation avec la Syrie la semaine dernière, essayant d’atteindre le village druze de Hader après un attentat-suicide meurtrier, qui a fait 9 morts et 23 blessés.

Vendredi, un membre du Front Fatah al-Sham, un groupe rebelle syrien ayant des liens avec Al-Qaïda, a fait exploser une voiture piégée à Hader, qui soutient le dictateur syrien Bashar Assad.

Peu de temps après, un groupe d’hommes et de garçons des villages druzes israéliens de Majdal Shams et Ein Qiniyye se sont précipités à la barrière de sécurité séparant Israël de la Syrie pour tenter d’atteindre Hader.

Certains d’entre eux ont réussi à percer la barrière, mais ont été arrêtés par des soldats israéliens et sont retournés en Israël, selon l’armée.

L’attaque de vendredi, ayant débuté par l’explosion à Hader d’une voiture piégée qui a fait neuf morts, a provoqué l’inquiétude de la communauté druze israélienne. L’armée israélienne a ensuite diffusé un rare communiqué, se disant prête à aider le village syrien pour « éviter qu’il ne soit attaqué ou occupé ».

Tôt mardi matin, les policiers ont arrêté cinq hommes et deux mineurs, originaires des villages druzes de Majdal Shams et de Ein Qiniya, et soupçonnés d’appartenir au groupe qui s’était précipité vers la barrière de sécurité.

Ils sont accusés d’émeutes, d’avoir attaqué des policiers et des soldats, d’avoir endommagé la barrière de sécurité et pénétré dans la zone-tampon restreinte de Qouneitra, entre Israël et la Syrie, a indiqué la police.

« L’un d’entre eux est suspecté d’avoir forcé le barrage et traversé la frontière », a précisé la police, soulignant que son acte, au-delà des dégâts matériels qu’il a provoqués, aurait aussi pu mettre en danger les civils et forces de sécurité.

Un tribunal de la ville israélienne de Kiryat Shmona a prolongé la garde à vue des cinq suspects adultes jusqu’au 12 novembre. Il devait encore se prononcer sur le cas des deux mineurs.

Selon l’armée, des douzaines de résidents druzes ont pris part à l’émeute et près d’une dizaine a franchi la barrière.

On ne sait pas encore si la police a l’intention de procéder à d’autres arrestations.

« Il y a toujours une enquête en cours », a déclaré un porte-parole de la police.