La police italienne a arrêté un activiste issu de l’extrême droite et âgé de 29 ans. Il est soupçonné d’avoir envoyé des têtes de cochons à l’ambassade d’Israël à Rome, à la synagogue de la ville et au musée juif de Rome qui accueille actuellement une exposition sur l’Holocauste.

Bien que l’homme faisait l’objet d’une enquête en lien avec les actes, commis peu avant la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste le 27 janvier, il n’avait pas été placé en détention.

« Ceux qui insultent la communauté juive, offensent Rome. Nous rejetons l’intimidation, purement et simplement, » a tweeté le maire de Rome, Ignazio Marino peu après que la police ait intercepté un colis contenant une tête de cochon, destiné à l’ambassade.

La police avait relevé des empreintes digitales et des traces d’ADN sur les boîtes qui étaient scellées avec du ruban adhésif et livrées par la même compagnie postale.

Des graffitis antisémites ont également été peints à l’extérieur d’un bâtiment municipal dans un quartier de Rome. Selon le quotidien Corriere Della Serra, l’un des graffitis disait : «  L’Holocauste est un mensonge ». Et un autre montrait une croix gammée avec les mots « Hanna [sic] Frank est une menteuse. »

Un homme politique local, Yuri Bugli, a condamné le vandalisme dans sa circonscription, qualifiant les auteurs de « lâches » et d’« idiots hors pair. » Il demande une « condamnation ferme » des actes. « Se rappeler chaque jour des horreurs causées par la haine raciale nazie, » fait-il remarquer.