La police a bloqué samedi une manifestation hebdomadaire organisée aux abords du domicile du procureur général Avichai Mandelblit, et a arrêté l’un de ses organisateurs.

La police a empêché les manifestants d’atteindre le logement de Petah Tikvah, devant lequel ils organisent depuis plusieurs mois des mouvements de protestation qui n’ont cessé de gagner de l’ampleur. Les participants dénoncent la gestion par Mandelblit d’un certain nombre d’affaires de corruption impliquant le Premier ministre Benjamin Netanyahu et sa famille, et ce qu’ils considèrent être une tactique du procureur général pour retarder les enquêtes.

Les agents ont également stoppé la voiture de Menny Naftali, le principal organisateur des manifestations, et l’ont arrêté, ont annoncé les médias. Trois autres manifestants ont également été appréhendés.

La police a affirmé que la manifestation avait été empêchée parce qu’elle n’avait pas reçu l’autorisation nécessaire.

Naftali est un ancien concierge de la résidence du Premier ministre. Il a reçu au mois de février la somme de 170 000 shekels de dommages et intérêts après qu’un tribunal du travail a reconnu les mauvais traitements qui lui ont été infligés par Sara Netanyahu lorsqu’il occupait cet emploi. Il s’est cassé le bras durant l’une de ces manifestations organisées devant le domicile du procureur général il y a deux mois.

Menny Naftali, l'ancien gouvernant de la résidence du Premier ministre, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 17 février 2015 (Crédit : Flash90)

Menny Naftali, l’ancien gouvernant de la résidence du Premier ministre, lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 17 février 2015 (Crédit : Flash90)

Ces mouvements de protestation ont continué malgré un jugement de la Cour suprême datant du mois d’avril qui estimait que, même si les manifestations sont une composante centrale et importante d’une société démocratique, cette stratégie ne pouvait être utilisée pour faire pression d’une manière inappropriée sur des fonctionnaires en les harcelant à leur domicile.

A la fin du mois de mars, le ministère de la Justice avait décidé de renforcer la sécurité du logement du procureur général, deux mois après que Mandelblit a annoncé le lancement d’une enquête criminelle impliquant Netanyahu.