La police israélienne arrête par erreur un Palestinien après un post sur Facebook
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La police israélienne arrête par erreur un Palestinien après un post sur Facebook

S'appuyant sur un service de traduction en ligne, les agents ont conclu que l'ouvrier avait écrit "faites-leur mal" et qu'il programmait un attentat

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Une photo postée sur Facebook le 15 octobre 2017 par un ouvrier palestinien qui aura mené à son arrestation par erreur par la police israélienne (Autorisation)
Une photo postée sur Facebook le 15 octobre 2017 par un ouvrier palestinien qui aura mené à son arrestation par erreur par la police israélienne (Autorisation)

S’appuyant sur une traduction automatique, la police a arrêté par erreur un Palestinien la semaine dernière, croyant qu’il avait publié un post sur Facebook disant « faites-leur mal » là où il avait simplement écrit « Bonjour ».

Une porte-parole de la police israélienne du district de Cisjordanie a confirmé au Times of Israël dimanche qu’un homme, ouvrier dans le secteur du bâtiment, avait été arrêté parce qu’il était « soupçonné d’incitations ». Il a été libéré peu après lorsqu’il s’est avéré que cette supposition était fausse.

La publication ayant mené à cette arrestation, le 15 octobre, était une photo de l’homme qui posait souriant, une tasse de café et une cigarette à la main, à côté d’un bulldozer sur un site de construction de l’implantation de Beitar Illit.

Aucun agent arabophone n’avait lu le post avant de procéder à cette arrestation qui ne s’est appuyée que sur l’outil de traduction automatique de Facebook, a fait savoir Haaretz.

Il n’y a qu’une seule lettre de différence entre la phrase familière pour dire « bonjour à tous » et « faites-leur mal ».

La police a assimilé cette fausse traduction et l’image du bulldozer — un véhicule qui a déjà été utilisé dans le passé pour des attentats terroristes – et a supposé que l’homme avait programmé de commettre une attaque.

Ce n’est que lorsqu’ils ont interrogé l’homme que les policiers ont réalisé leur méprise et l’ont libéré.

Le Palestinien, qui a depuis supprimé son post, a refusé de répondre à la demande de commentaires du Times of Israël.

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