La police aurait sollicité l’aide d’un témoin d’État pour témoigner contre un ancien candidat au poste de commissaire de police d’Israël qui fait l’objet d’une enquête car il est soupçonné d’être à l’origine de transactions commerciales douteuses.

Selon un reportage de la Deuxième chaîne jeudi, le témoin a fourni de précieux témoignages au cours des derniers mois pour compléter l’enquête pour fraude menée par Lahav 433 contre le brigadier général à la retraite Gal Hirsch.

Hirsch avait été nommé pour le poste de commissaire de police par le ministre de la Sécurité intérieur Gilad Erdan en août 2015. Mais peu de temps après que sa nomination a été annoncée, la Deuxième chaîne a signalé que le FBI et la police israélienne menaient une enquête pour corruption depuis deux ans sur des entreprises qui lui était liées.

La nomination de Hirsch a été révoquée un mois plus tard par Erdan après que le procureur général Yehuda Weinstein a déclaré qu’il ne pouvait être nommé légalement avant la fin de l’enquête, un processus qui, avait affirmé Weinstein à l’époque, pourrait prendre des mois.

Le siège de Lahav 433, l'unité anti-corruption de la police israélienne, à Lod. Illustration. (Crédit : Flash90)

Le siège de Lahav 433, l’unité anti-corruption de la police israélienne, à Lod. Illustration. (Crédit : Flash90)

Selon le reportage de jeudi, une partie des preuves fournies par le témoin d’État comprend des informations sur le compte bancaire d’un ministre déshonoré d’origine israélienne du gouvernement géorgien à qui la société Defence Shield Holdings de Hirsch aurait payé des pots-de-vin dans le cadre d’un accord avec Defensive Shield pour détourner l’argent d’Etat.

En plus de Hirsch, quatre autres employés de haut rang de Defence Shield font aussi l’objet d’une enquête de la police pour diverses accusations, y compris corruption, fraude et blanchiment d’argent, selon le reportage.

Après avoir quitté l’armée après de nombreuses controverses suite à la Seconde guerre du Liban de 2006, Hirsch est devenu le PDG de Defensive Shield, qui se décrit comme un « fournisseur de solutions stratégiques, opérationnelles et tactiques dans les secteurs de la défense, de la sécurité et de la sécurité intérieure dans le monde entier ».

Defensive Shield était également le nom d’une opération de l’armée en 2002 contre les groupes terroristes en Cisjordanie. Hirsch a été félicité pour sa conduite lors de cette opération.

Le brigadier général Gal Hirsch (Crédit : photo d'archives/Moshe Milner / GPO / flash 90)

Le brigadier général Gal Hirsch (Crédit : photo d’archives/Moshe Milner / GPO / flash 90)

Considéré à une époque comme un officier de haut rang prometteur qui semblait destiné à faire preuve d’excellence au sein de l’armée, Hirsch a été renvoyé du service actif pendant la guerre de 2006 en raison de son incapacité à prévenir l’enlèvement et le meurtre de deux soldats qui ont mené au conflit.

Peu de temps après que son nom a été retiré de la liste des candidats au poste de chef de police, Hirsch a déclaré qu’ « une série systématique d’insinuations et des efforts pour noircir mon nom » ont contribue à faire échouer la candidature, tout en disant qu’il n’a jamais activement cherché à obtenir ce travail.