Vendredi, la police a recommandé la clôture d’une affaire ouverte par un Palestinien. Il avait déclaré que des résidents d’implantations avaient falsifié des actes d’achats pour deux immeubles à Hébron, en Cisjordanie.

Le bureau du procureur devrait prendre sa décision finale dans les jours qui viennent. Le bureau est susceptible d’accepter la recommandation de la police, selon les médias israéliens.

En janvier dernier, la police des frontières a évacué plusieurs dizaines de résidents juifs de deux maisons, qu’ils avaient appelées les Maisons de Rachel et Léa, le lendemain de leur entrée dans les lieux.

Les résidents juifs ont affirmé avoir légalement acheté ces biens d’un propriétaire palestinien. De leur côté, les Palestiniens prétendent que les résidents ont falsifié les titres de propriété des maisons, situées à proximité du Caveau des Patriarches. Un an plus tard, les enquêteurs n’ont pas trouvé de preuve quant à la falsification des actes de ventes, mais ils ont appris que plusieurs personnes avaient été arrêtées par l’Autorité palestinienne, suspectés d’avoir réalisé des transactions immobilières avec des juifs, selon la radio israélienne.

Une confusion règne autour de l’identité du propriétaire des biens au moment de la vente. Selon les médias télévisés de l’Autorité palestinienne, les biens appartenaient aux familles al-Za’atari et Qadfisha.

Un représentant de la communauté juive de Hébron, a évoqué une autre version l’an dernier. « Les nouvelles maisons ont été achetées des mains de leurs propriétaires arabes », avait déclaré dans un tweet Uri Karzen, directeur de la communauté juive de Hébron.

Suite à l’évacuation des résidents de l’immeuble, évacuation condamnée par des députés de droite et par Moshe Yaalon, alors ministre de la Défense, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis l’ouverture d’une enquête approfondie afin de trouver rapidement une solution.

Netanyahu avait promis l’an dernier que « dès que l’acquisition sera validée, nous laisserons les [acheteurs] prendre possession de leurs deux logements de Hébron, comme cela a été le cas dans des incidents similaires par le passé. La [transaction] va être soumise à une étude dès aujourd’hui. Elle sera réalisée le plus vite possible, et dans tous les cas, si elle n’est pas réglée d’ici une semaine, je m’assurerais personnellement qu’un rapport soit soumis au cabinet dans la semaine ».