Les parents de quelque 70 villes à travers le pays ont gardé leurs enfants du primaire à la maison et organisé des manifestations devant les écoles dimanche, intensifiant une protestation qui couve depuis longtemps contre le surpeuplement dans les classes.

Des manifestations ont eu lieu à Herzliya, Holon, et d’autres devraient suivre à Ramat Hasharon, Jérusalem, Ramat Gan, Tel Aviv et Rehovot ce dimanche.

Sous l’appellation « Protestation des sardines », les parents exigent que le ministère de l’Education s’engage à maintenir des classes de 32 élèves au maximum, et se plaignent d’une surpopulation dans certaines écoles accueillant jusqu’à 40 élèves.

La grève a lieu à Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa, Beer-Sheva, Rishon Letzion, Modiin-Maccabim-Reut, Bat Yam, Holon, Netanya et dans plusieurs autres localités.

Yitzhak Menahem, chef du comité des parents à Gedera, a accusé les responsables éducatifs de tromper les parents en refusant d’appliquer les réformes promises.

« Nous intensifions la protestation parce que nous sommes obligés de le faire », a-t-il déclaré à Walla.

Si dimanche est le troisième avant-dernier jour avant les vacances d’été, les parents ont menacé de poursuivre la grève jusqu’à la fin de l’année scolaire et de contrecarrer l’ouverture de la prochaine année scolaire si leurs demandes n’étaient pas satisfaites.

Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett a déclaré samedi soir que la question est à l’ordre du jour, mais que cela prendrait du temps.

« La grève n’est pas la manière. La crise est réelle, mais les cours auront lieu comme d’habitude », a-t-il dit à la Deuxième chaîne. « La question de la surpopulation est sur mon bureau et je vais m’en occuper ».

Dimanche, le Comité ministériel de législation votera le soutien d’un projet de loi imposant un maximum de 32 élèves par salle de classe.

La proposition a été émise à la Knesset neuf fois auparavant, mais n’est jamais passée, selon Haaretz.