Pour Perry Davidson, la récente signature d’un accord avec le géant pharmaceutique Teva pour distribuer son inhalateur de marijuana médicale est l’aboutissement d’une bataille qui a duré une décennie pour intégrer les traitements au cannabis dans les traitements traditionnels.

« Je voulais me débarrasser de la réputation de ‘mauvais garçon’ que la marijuana a », a expliqué Davidson, un militant de la marijuana médicale israélienne qui est devenu le PDG de la start-up médicale Syqe, sur la Deuxième chaîne vendredi.

À ses yeux, le cannabis médical n’était pas utilisé parce qu’il n’y avait aucun moyen de distribuer avec précision les quantités exactes du médicament dont le patient avait besoin. Il a donc conçu et breveté son inhalateur, qui, selon lui, est le premier au monde qui permet de délivrer des quantités précises de produit avec le même niveau de sécurité et de précision que des médicaments conventionnels.

Le mois dernier, la société israélienne Teva Pharmaceutical Industries Ltd. et Syqe ont signé un accord de distribution et de coopération pour commercialiser du cannabis médical dans un inhalateur.

La marijuana médicale au dispensaire Tikun Olam à Tel Aviv ,le 1er septembre 2016. Avec les conseils des infirmiers spécialement formés de Tikun Olam, les patients peuvent décider d'acheter leur prescription sous forme de fleur, joints pré-roulé ou de pilules (Crédit : Melanie Lidman / Times of Israel)

La marijuana médicale au dispensaire Tikun Olam à Tel Aviv ,le 1er septembre 2016. Avec les conseils des infirmiers spécialement formés de Tikun Olam, les patients peuvent décider d’acheter leur prescription sous forme de fleur, joints pré-roulé ou de pilules (Crédit : Melanie Lidman / Times of Israel)

En vertu de l’accord, Teva sera le distributeur exclusif et le distributeur en Israël de l’inhalateur développé par Syqe. L’accord marque une grande première. En effet, cela sera la première fois qu’une grande société pharmaceutique mondiale accepte de commercialiser un produit médical composé de cannabis.

« Lorsqu’une importante société pharmaceutique met sa réputation derrière un produit au cannabis, elle lui donne une légitimité aux yeux des médecins, des patients, des scientifiques et du monde entier », a déclaré Davidson.

La quête de respectabilité n’a pas changé Davidson, qui porte encore sa coupe Mohawk, sa marque de fabrique, et des jeans. Mais cela a affecté la conception de l’inhalateur, qui a été fabriqué pour avoir l’air aussi « ennuyeux que possible », a déclaré Davidson.

« Nous appelons cela le cheval de Troie, nous voulons qu’il entre dans le système de santé sans que personne ne hausse un sourcil », a-t-déclaré pendant l’interview télévisée.

Davidson a également expliqué comment il est passé du statut de l’un des premiers militants de Tikun Olam, une entreprise qui a commencé à cultiver légalement la marijuana médicale en 2006, pour devenir le fondateur de Syqe ,et comment il a réussi à convaincre le Dr Eytan Hyam, ancien directeur général du ministère de la Santé, de devenir membre de son conseil d’administration.

« Je ne l’ai pas laissé s’échapper », a-t-il conclu.