La reconstruction de maisons entièrement détruites par la guerre à Gaza va débuter prochainement, près d’un an après ce conflit dévastateur entre Israël et des groupes terroristes palestiniens, a annoncé mercredi le ministre palestinien de l’Habitat, Moufid al-Hassayneh.

Pour le moment, seules des habitations partiellement endommagées avaient été rénovées dans la bande de Gaza, soumise à un strict blocus imposé par Israël.

En effet, Israël a laissé entrer jusqu’ici « 128 000 tonnes de ciment », selon Hassayneh, dans l’enclave où la guerre de l’été 2014, la troisième en six ans, a mis à la rue près de 100 000 Palestiniens.

A ce jour, « 90 000 unités de logement en partie endommagées ont été rénovées en coordination avec les Nations unies », a indiqué Hassayneh lors d’une conférence de presse à Gaza, et « dans les jours à venir, l’opération de reconstruction des maisons entièrement détruites sera lancée ».

« Nous sommes parvenus à un accord sur le mécanisme pour l’entrée des matériaux de construction depuis le côté israélien entre les trois parties », à savoir les autorités palestiniennes, israéliennes et l’ONU, a-t-il expliqué.

Ce mécanisme, a-t-il détaillé, prévoit que les propriétaires de maisons rasées par les bombes sollicitent un permis de construire auprès de leur municipalité.

La municipalité fait ensuite remonter l’information au ministère de l’Habitat, qui dépend du gouvernement d’union nationale basé en Cisjordanie. Et celui-ci fait les démarches auprès des autorités israéliennes afin d’obtenir les autorisations nécessaires à l’entrée des matériaux.

Fin mai, le Fonds monétaire international (FMI) s’était inquiété de la lenteur de la reconstruction de la bande de Gaza, en raison notamment du non-respect des engagements de la communauté internationale.