Le ministre de l’Education, Shai Piron, confirme que l’année scolaire débutera comme prévu le 1e septembre malgré les tirs de roquettes de Gaza et les réserves émises par les communes dans le sud et le centre d’Israël.

Le destin de la rentrée scolaire est en péril car le conflit, qui dure depuis plus d’un mois, ne semble pas s’essouffler. De nombreuses écoles n’ont pas les abris nécessaires en cas de tirs de roquettes. Beaucoup de dirigeants locaux sont inflexibles. Ils n’autoriseront pas la réouverture des écoles tant que les roquettes continueront de s’abattre.

Piron affirme dans une déclaration que le ministère est « prêt pour n’importe quel scénario de sécurité. La rentrée se fera comme d’habitude ».

Au lieu de reprendre directement le programme scolaire, les deux premières semaines seront dédiées à des activités de transitions et des discussions sur les évènements de cet été, ajoute le ministre.

Le ministre de l'Education Shai Piron le 26 août 2013 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Education Shai Piron le 26 août 2013 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les premières semaines de la rentrée incluront donc des activités non-académiques comme des spectacles, des visites, des évènements culturels. Cela permettra aux élèves de pouvoir profiter de quelques activités dont ils auraient dû profiter cet été et qui ont été annulées pour des raisons de sécurité.

Quelques parents et les dirigeants de communes qui vivent en périphérie de Gaza remettent en question la décision de maintenir la date de la rentrée.

Itamar Shimoni, le maire d’Ashkelon, une ville côtière durement frappée par les tirs du Hamas, a déclaré à la Deuxième chaîne qu’il refusait catégoriquement d’autoriser la réouverture des écoles à cause de la menace constante des roquettes.

La police examine une salle de classe endomagée par une roquette en novembre 2012 (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

La police examine une salle de classe endomagée par une roquette en novembre 2012 (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

Un autre dirigeant du Sud, Shai Hajej, le chef du Conseil Régional de Merhavim, a déclaré que si cette semaine, des tirs importants continuaient, « nous ne serions pas en mesure d’ouvrir les écoles. Cela serait totalement irresponsable de faire venir les élèves [aux écoles] à 30-40 minutes de voiture sur des chemins pas sûrs ».

Mercredi, Modiin-Maccabim-Reut, maire de Haim Bibas, à la tête d’un groupe de leaders municipaux, a déclaré qu’il appartenait à chaque maire et chaque dirigeant de conseils régionaux de décider si les écoles allaient rouvrir ou non.

Les écoles qui se trouvent à 7 kilomètres de la bande de Gaza ou moins sont situées dans des immeubles renforcés. La rentrée s’y fera donc normalement en dépit du conflit. Il est à noter que beaucoup de résidents des communes à la périphérie de Gaza sont partis se réfugier dans des endroits plus sécurisés pendant le conflit.

Des travailleurs installant des abris dans les écoles et les crèches d'Ashkelon en 2009 (Crédit : Edi ISrael/Flash90)

Des travailleurs installant des abris dans les écoles et les crèches d’Ashkelon en 2009 (Crédit : Edi Israel/Flash90)

Selon le ministre de l’Education, les enseignants et les conseillers ont reçu l’instruction d’ouvrir « des sessions de dialogue » avec les étudiants pour les aider à surmonter les évènements de cet été.

Dans les zones adjacentes à Gaza qui ont subi le plus gros des tirs du Hamas, les éducateurs ont reçu l’instruction de procéder par étapes pour faciliter la transition des élèves traumatisés pour qu’ils puissent entrer sereinement dans l’année scolaire. Ils doivent donc préparer des activités qui les aideront à surmonter les évènements de cet été.

Piron a aussi déclaré que dans les premières semaines de l’année scolaire, les écoles aborderont les « problèmes de racisme et d’incitation [au racisme] » qui ont dominé cet été à cause de la guerre à Gaza et des relations israélo-arabes en Israël. Une société libre dépend « d’une complète liberté d’expression », a-t-il affirmé, et ajoute-t-il « c’est notre devoir, en tant que société, de reconnaître et de gérer les différentes déclarations et de ne pas les voir comme des menaces. L’Etat d’Israël ne peut pas exister si les Juifs et les Arabes ne peuvent pas vivre ensemble ; c’est une partie de notre moralité et c’est aussi notre épreuve en tant que société ».