La Russie va proposer à Téhéran de lui fournir de nouveaux systèmes de missiles perfectionnés S-300 après avoir annulé en 2010 d’un contrat de livraison similaire à cause des sanctions de l’ONU contre l’Iran, a annoncé lundi l’entreprise qui les fabrique.

« Nous leur avons proposé des Anteï-500 », une version modifiée pour l’exportation des S-300 russes, a annoncé Sergueï Tchemezov, chef de Rostec, groupe public chargé notamment de promouvoir le développement et l’exportation d’armements. « La décision (de les acheter) n’a pas encore été prise » par Téhéran.

En 2007, la Russie avait conclu avec l’Iran un contrat de livraison de missiles S-300, des systèmes capables d’intercepter en vol des avions ou des missiles, d’un montant de 800 millions de dollars.

Ce contrat avait été annulé en 2010 par Moscou, qui appliquait une résolution de l’ONU sur de nouvelles sanctions infligées à l’Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

Téhéran avait alors saisi la Cour internationale d’arbitrage à Genève (Suisse) pour réclamer à Moscou un dédommagement de 4 milliards de dollars.

Mais depuis qu’elle est elle aussi sous le coup de sanctions occidentales pour son rôle dans la crise ukrainienne, la Russie se rapproche progressivement de l’Iran.

A la mi-janvier, Moscou et Téhéran avaient signé un protocole d’accord pour renforcer leur « coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs » lors d’une visite dans la capitale iranienne du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.