Un haut responsable des Nations unies a prévenu lundi le Conseil de sécurité que la violence en Israël et dans les Territoires palestiniens allait probablement empirer faute de reprise rapide des pourparlers de paix.

« La reprise des négociations n’a jamais été plus importante », a indiqué le secrétaire général adjoint Jens Toyberg-Frandzen aux 15 membres du Conseil lors d’une réunion consacrée au Proche-Orient.

« Sans un véritable engagement de toutes les parties et une amélioration de la vie quotidienne des Palestiniens, nous devrions nous attendre à nouvelle aggravation de la situation sécuritaire et une propagation de la violence actuelle », a-t-il ajouté.

Cet appel intervient après la visite la semaine dernière dans la région du secrétaire d’Etat américain John Kerry pour tenter d’apaiser les tensions à Jérusalem-Est, attisées par le projet d’Israël d’implanter de nouvelles constructions et par la question de l’accès à la mosquée Al-Aqsa.

Toyberg-Frandzen a évoqué « quelques signes de progrès » au niveau de la reconstruction mais « le climat à Gaza reste explosif et périlleux ».

Israël a consenti à permettre le passage de 800 camions remplis de matériel de reconstruction à Gaza, contre 350 actuellement, mais pour 62 millions de dollars d’équipements pour des projets de construction de l’ONU attendent toujours le feu vert des autorités israéliennes.

Israéliens et Palestiniens doivent reprendre d’ici la fin du mois les négociations indirectes au Caire pour pérenniser le cessez-le-feu à Gaza où le conflit a tué plus de 2 140 Palestiniens et 73 Israéliens.

« La réalité persistante de presque 50 jours d’occupation et l’absence de progrès vers la solution à deux Etats font que la prochaine vague de violence n’est pas loin d’éclater », a relevé Toyberg-Frandzen.

Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis à huis clos à l’issue de cette intervention.