Le Premier ministre suédois Stefan Löfven a souligné mardi au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas que l’aide à la Palestine, État que Stockholm a reconnu en octobre dernier, est assortie de conditions.

« Selon nous, la Palestine est désormais un État. Nos attentes vis-à-vis de la Palestine et de ses dirigeants vont donc augmenter », a indiqué le chef du gouvernement suédois lors d’une conférence de presse conjointe avec le président palestinien.

Il a annoncé 1,5 milliard de couronnes (159 millions d’euros) d’aide supplémentaire à la Palestine, échelonnée jusqu’en 2019, qui devra être consacrée à la lutte contre la corruption, à la promotion des droits de l’homme et à l’égalité hommes-femmes.

La reconnaissance de la Palestine par la Suède a été très mal accueillie par Israël, qui avait rappelé son ambassadeur à Stockholm quelques semaines en signe de protestation.

Löfven, pour qui il n’y a pas de contradiction à conserver de bonnes relations avec la Palestine et avec Israël, a exhorté Israéliens et Palestiniens à être « constructifs ».

« Nous ne baisserons pas les bras », lui a répondu Abbas, appelant Israël à reprendre les négociations. Le président de l’Autorité palestinienne a également souhaité que d’autres pays européens suivent l’exemple de la Suède.

Selon l’Autorité palestinienne, quelque 135 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, dont, outre la Suède, sept autres membres de l’Union européenne : la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre, avant leur entrée dans l’UE.