La synagogue centrale d’Alep a subi des dommages mineurs lors des combats entre les Syriens, selon des photos fournies par la population locale à un militant israélien-américain pour la paix dans le pays déchiré par la guerre.

Alors que les forces du régime d’Assad se rapprochent au cœur de la ville d’Alep, l’ancienne « synagogue centrale d’Alep », est menacée d’être détruite en raison des affrontements avec les forces de l’opposition de la ville.

La synagogue, construite au 9ème siècle de notre ère, est l’un des plus anciens lieux de prière du monde juif. Le rapport est accompagné d’une photo exclusive de la synagogue, prise en cachette par l’organisation Amaliah, qui a aussi donné des précisions sur l’état de la synagogue.

Une partie de l’immeuble a été endommagée et cela a probablement été causé par les bombardements, selon Moti Kahana, le fondateur de l’organisation à but non lucratif Amaliah, qui vise à soulager les souffrances des réfugiés de Syrie et à autonomiser les femmes là-bas.

L’angle de l’immeuble est recouverte par les débris, ce qui rend difficile à déterminer l’ampleur des dommages causés à l’immeuble, qui aurait été construit au IXe siècle après Jésus-Christ.

« Il a pris un coup mais il tient encore debout », a expliqué Kahana, un homme d’affaires qui a affirmé qu’il a dépensé plus de 2 millions dollars pour financer les efforts de sauvetage en Syrie. Ses contacts sur le terrain lui ont envoyé des photos de la construction d’un poste de tireur d’élite avec vue sur la synagogue, a-t-il précisé.

En raison de sa proximité avec un grand nombre de nids de tireurs d’élite de l’opposition, la synagogue, qui est déjà endommagée, est actuellement sous la menace d’une destruction totale.

Par conséquent, des efforts ont été déployés afin de préserver ses « articles religieux et ses écritures anciennes, qui, s’ils sont détruits, pourrait également détruire les derniers fragments de l’héritage juif dans la ville ».

Ainsi, l’organisation Amaliah, dirigée par l’homme d’affaires israélo-américain Moti Kahana, travaille en collaboration avec les forces de l’opposition de la ville afin de sauver autant que possible la synagogue.

Assad a perdu le contrôle sur une grande partie du pays après la guerre civile qui a commencé 2011.

La semaine dernière, soutenues par l’armée de l’air russe et les renforts du Hezbollah, les forces fidèles au régime d’Assad en Syrie ont commencé leur poussée vers la ville d’Alep, un bastion de l’opposition connu dans la région. Tandis que les affrontements entre les forces s’intensifiaient, les résidents d’Alep ont fui la ville à la recherche d’un refuge ou se préparaient à un état de siège de la ville.

Par conséquent, la situation a mis en danger non seulement la vie civile d’Alep mais également ses « bâtiments et ses monuments religieux. Comme l’ancien bâtiment de la ‘synagogue centrale d’Alep’ ».

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir afin de sauver autant de livres et de parchemins que possible », a expliqué Moti Kahana, qui, au cours des cinq dernières années s’est engagé dans l’aide humanitaire en Syrie.

« Cette synagogue est un patrimoine important pour le peuple juif, qui contient de nombreux artefact religieux historiques et sacrés, qui en cas de destruction, emporteront avec eux toute la mémoire de la vie juive de cette ville antique. Nous travaillons en collaboration avec les forces d’opposition afin de sauver les articles religieux, un effort qui s’est avéré être très coûteux et difficile. Par conséquent, nous demandons à tous les juifs et ceux qui partagent la foi juive, de se joindre à nos efforts et de donner tout ce qu’ils peuvent. Ensemble, nous pouvons sauver l’histoire de la vie juive à Alep, qui fait partie de la tapisserie unique de l’ancienne vie juive dans la région ».

En 2012, la synagogue a subi de grands dommages au début de la guerre civile syrienne, alors que les premiers combats dans la ville d’Alep ont commencé.

L’ancienne synagogue a été massivement touchée au cours des affrontements. Ces dommages ont conduit à penser que la synagogue avait été complètement détruite. En 2014, des rapports ont indiqué que la synagogue a été détruite dans l’attaque mais en réalité n’avait subi que des dégâts massifs, laissant son « sort entre les mains des rebelles syriens qui contrôlent la ville ».

En 2015, alors que la dernière famille juive d’Alep a été sortie clandestinement de la ville par Amaliah, la synagogue était comme un vestige solitaire de la vie juive dans la ville, qui remonte au 12e siècle de notre ère.

Ce n’est pas la première fois que l’organisation Amaliah s’est engagée sur ces questions. En 2014, Kahana a également travaillé au sauvetage de la ‘Synagogue Jobar’ à Damas, qui a été presque entièrement détruite en 2014, dans la ville de Jobar, près de Damas.

Il est le premier homme d’affaires israélo-américain à travailler avec diverses organisations de l’opposition à Damas.