La Syrie a appelé lundi le Conseil de sécurité de l’ONU à condamner « clairement la violation flagrante » de son territoire par Israël après le bombardement de ses positions militaires qui a causé la mort de quatre soldats.

« Les forces d’occupation israéliennes ont mené dimanche et lundi une nouvelle agression contre des positions à l’intérieur du territoire syrien ce qui constitue une nouvelle violation flagrante de l’accord de séparation des forces de 1974, de la Charte de l’ONU et du droit international », écrit le ministère syrien des Affaires Étrangères deux deux lettres adressées au secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité.

Selon lui, « cette agression s’est traduite par des tirs d’obus de tanks, de mortiers et de roquette ainsi que des raids menés par cinq chasseurs israéliens contre des postes militaires, entraînant la mort de quatre martyrs, blessants neuf autres soldats et causant des dégâts dans les positions et le matériel ».

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a de son côté fait état de la mort de dix soldats et précisé que « neuf missiles avaient été tirés par des avions, détruisant au moins deux chars et deux batteries d’artillerie ».

Selon l’Observatoire, la principale cible avait été le siège du quartier général de la brigade 90, l’une des principales unités militaires déployées sur le Golan, mais d’autres positions ont également été visées.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie et occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan qu’il a annexés, même si cette décision n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 du plateau restent sous contrôle syrien.

Damas a accusé Israël d’aider directement les rebelles présents dans ce secteur. « Parallèlement à ce raid, les groupes terroristes armés ont attaqué des postes militaires mais l’armée les a repoussés ».

Le ministère assure en outre que l’attaque israélienne a eu lieu « sous les yeux d’Hervé Ladsus, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, présent dans la chambre d’opération de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) et qui suivait ces attaques israéliennes ».