Le Gange est une rivière de plus de 2 500 kilomètres de long qui traverse le nord de l’Inde. Sacrée pour les Hindous, elle fournit un tiers des besoins en eau de la population indienne explique Haaretz.

Cependant les eaux du Gange sont très polluées malgré l’importance des pèlerins hindous qui viennent s’y tremper chaque année.

Selon le site internet Takepart.com, le Gange fait partie des 11 rivières les plus polluées au monde.

Ainsi un budget a été mis en place par le Premier ministre Narendra Modi de près de 700 000 dollars pour financer son nettoyage.

Une délégation israélienne d’experts composée d’entreprises privées mais également de spécialistes du gouvernement devrait être envoyée en Inde pour leur venir en aide et proposer un projet de dépollution des eaux.

Cette délégation rencontrera des officiels indiens rapporte Haaretz et permettra de voir les besoins directement sur place.

La pollution du Gange pose des problèmes à différents niveaux : il y a un premier danger sanitaire évident sur la population indienne et il y a aussi un danger écologique.

Les entreprises israéliennes spécialisées dans la dépollution des eaux ont à leur disposition des technologies innovantes qui permettent de traiter les eaux contaminées.

Les autorités sanitaires indiennes ont déclaré que le Gange contient des germes nuisibles pour la santé. L’immersion des indiens lors de leurs rituels religieux est dès lors considérée comme dangereuse.

Le traitement des eaux du Gange vise également à protéger son éco-système. Le Gange accueille une espèce de dauphin unique, en voie d’extinction.

Oded Distel, directeur du centre d’investissement de la promotion des nouvelles technologies israélienne auprès du ministère de l’Économie explique à Haaretz que « la pire source de pollution du Gange est de nature industrielle ». Selon lui, l’Inde doit commencer par arrêter de déverser ses produits toxiques dans les eaux sacrées du Gange.

Oded Distel déclare qu’Israël possède la technologie utile pour ce projet dantesque.

Une visite est prévue au mois d’août. Elle sera l’occasion de discuter de la mise en place concrète d’un tel projet. Il faut encore voir, toujours selon Oded Distel, qui sera en charge de la supervision du projet et surtout qui le financera.