Le vote tant attendu de la MLA [Modern Language Association] sur la résolution condamnant la mesure israélienne d’empêcher les universitaires américains d’entrer dans les universités palestiniennes de Cisjordanie n’a pas réussi à dépasser le seuil requis.

Le scrutin, qui a pris fin le 1er juin après une durée de six semaines, devait obtenir 10 % des votes des 23 900 membres de l’association – soit 2 390 votes – pour faire passer la résolution, a annoncé la MLA mercredi.

Bien que la proposition avait plus de soutien que d’opposants, avec
1 560 votes en faveur et 1 063 contre, les votes n’ont néanmoins pas atteint le seuil minimum. Il en manque 830 et la résolution ne sera donc pas ratifiée.

La formulation de la résolution a été approuvée par l’assemblée des délégués de la MLA en janvier. Le vote 60-53 a approuvé une mesure demandant au Département d’État américain de « contester les refus d’Israël de laisser entrer les universitaires américains en Cisjordanie qui ont été invités à enseigner, pour des conférences, ou faire de la recherche dans les universités palestiniennes ».

La mesure, si elle avait été votée, aurait exhorté le Département d’Etat à reconnaître qu’ « Israël restreint les mouvements de citoyens américains d’origine palestinienne », et aurait vu la MLA soutenir la déclaration selon laquelle les mesures israéliennes « violent les conventions internationales sur l’obligation de protéger le droit à l’éducation d’une puissance occupante ».

Les discussions lors du vote de la résolution étaient entachées de commentaires anti-israéliens.

Un certain nombre de personnes soutenant la résolution ont critiqué les « chiens d’attaque sionistes » et « le lobby sioniste » qui « font leur chemin à travers le congrès, les universités et la société civile », selon une partie du débat publié sur Pastebin.com. Ces paroles ont fuité d’un site web interne de la MLA.

« Je suis heureux de voir la délicatesse de la résolution palestinienne, car je suis fatigué des sionistes critiquant constamment ceux qui soutiennent les droits des Palestiniens… comme ce Juif américain », a écrit Richard Pressman, professeur de communication à l’Université St. Mary au Texas.

Les adversaires de la résolution ont noté que les pays ayant des antécédents épouvantables sur les droits de l’Homme et la liberté académique n’ont pas été condamnés comme Israël.