Les forces de sécurité ont arrêté lundi 13 ressortissants étrangers et un citoyen turc qui tentaient de passer en Syrie pour y rejoindre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé mercredi l’état-major de l’armée turque.

Ce groupe a été interpellé dans un village frontalier situé dans la province de Gaziantep (sud-est), a précisé l’armée dans un communiqué publié sur son site internet.

Après interrogatoire, les étrangers, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont été remis à la police pour être expulsés et le citoyen turc remis en liberté, selon ce texte.

L’annonce de cette opération intervient alors que le gouvernement islamo-conservateur turc essuie depuis des mois les vives critiques de ses alliés occidentaux, qui dénoncent son peu d’entrain à lutter contre les filières de recrutement djihadistes qui transitent par son territoire.

Ankara a annoncé ces derniers mois avoir renforcé les mesures de surveillance à sa frontière avec la Syrie et dans ses aéroports notamment.

Les autorités turques affirment avoir dressé une liste de 10 000 citoyens étrangers, susceptibles de vouloir rejoindre les groupes islamistes, interdits d’entrée sur son territoire et assure avoir déjà procédé à plus d’un millier d’expulsions.

Le gouvernement turc accuse en retour les Etats européens de ne pas coopérer assez avec ses services pour bloquer ces « autoroutes du Jihad ».

Quelque 3 000 citoyens turcs seraient liés au groupe EI, selon un récent rapport des services de renseignement turcs rapporté par la presse locale.