La Turquie a ouvert dimanche à sa frontière avec la Syrie son plus grand camp d’accueil de réfugiés, d’une capacité maximale de 35 000 personnes, a-t-on appris lundi auprès de l’agence gouvernementale en charge de la gestion des catastrophes (Afad).

Construit dans la ville de Suruç (sud), ce camp est notamment destiné à héberger les nombreux Kurdes syriens qui ont fui la ville syrienne kurde de Kobané (Ras al-Aïn en langue arabe) assiégée depuis septembre par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI), a précisé sous couvert de l’anonymat à l’AFP un responsable de l’Afad.

Ce complexe tentaculaire compte deux hôpitaux, sept cliniques et de nombreuses installations sanitaires. Il est également équipé de salles de classes pouvant accueillir jusqu’à 10 000 élèves, de la maternelle au lycée, a-t-il ajouté.

Selon ses derniers chiffres, la Turquie accueille au moins 1,7 millions de réfugiés venus de Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011.

Selon l’Afad, seuls 265 000 d’entre eux sont hébergés dans les 24 camps construits sur le territoire turc à leur intention.

Le reste de ces réfugiés vit dans des conditions très précaires dans la plupart des villes du pays, où il est source de tensions croissantes avec la population locale.

Les combats dans la ville de Kobané et ses environs ont entraîné l’exode vers la Turquie voisine d’environ 200 000 habitants, en majorité kurdes.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a annoncé lundi que les djihadistes de l’EI avaient été chassés de Kobané par les forces kurdes.