La Turquie souhaite l’organisation d’une conférence internationale pour la paix au Yémen, qui regrouperait toutes les parties engagées et se tiendrait à Istanbul ou à Ryad, a annoncé mercredi à Moscou le président du Parlement turc, Cemil Ciçek.

« La Turquie est prête à accepter la présence de toutes les parties pour aider à la résolution pacifique du conflit », a déclaré Ciçek lors d’une conférence de presse à Moscou, où il est en visite officielle.

Cette conférence « pourrait être organisée à Ryad ou à Istanbul », a-t-il ajouté cité par les agences russes, précisant qu’il était nécessaire que les rebelles chiites houthis « libèrent les territoires capturés et retirent leurs forces ».

Cemil Ciçek a fait ces déclarations au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution qui somme les miliciens houthis de se retirer des zones du Yémen qu’ils ont conquises et qui leur impose des sanctions, dont un embargo sur les armes.

La résolution, mise au point par les pays du Golfe et parrainée notamment par la Jordanie, demande à « toutes les parties » au conflit de négocier dans les plus brefs délais une « cessation rapide » des hostilités.

Partis en septembre 2014 de leur fief de Saada (nord), les Houthis, liés à l’Iran, ont pris en plusieurs mois le contrôle de Sanaa, de régions du centre et de l’Ouest, ainsi que de portions du Sud.

Depuis le 26 mars, une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite entend les empêcher de prendre le pouvoir au Yémen, son voisin.