La vérité sur l’interdiction danoise de la shehita
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La vérité sur l’interdiction danoise de la shehita

Le rabbin Pinchas Goldschmidt affirme que l'interdiction concerne davantage la politique que le bien-être des animaux

Une image illustrant du bétail (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Une image illustrant du bétail (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Un éminent rabbin européen a indiqué que l’exécution de quatre animaux en bonne santé dans un zoo danois prouvait que l’interdiction récente au Danemark de l’abattage rituel n’était pas fondée sur le souci du bien-être des animaux.

Un zoo à Copenhague a abattu quatre lions en bonne santé cette semaine et une girafe le mois passé en raison de manque d’espace et pour pouvoir accueillir de nouveaux animaux – évitant ainsi la consanguinité.

L’abattage, qui a fait un scandale à l’échelle internationale, montre qu’ «  elle [l’interdiction de la shehita] concerne moins le bien-être des animaux et plus les politiques d’immigration et d’intégration, » a protesté Rabbi Pinchas Goldschmidt, le président de la Conférence des rabbins européens, dans un communiqué jeudi.

Le ministre danois de l’Agriculture, Dan Jorgensen, a passé une nouvelle réglementation le mois dernier, rendant l’abattage sans étourdissement illégal, ce qui pose un problème pour l’abattage rituel musulman et juif. Il avait affirmé que cette interdiction était due à un souci du bien-être des animaux.

Mais Goldschmidt suggère que cela est faux.

« Comme il n’y a que très peu ou presque pas d’abattage rituel au Danemark de nos jours, nous pouvons en déduire que l’interdiction est une tentative pathétique pour améliorer le bien-être des animaux, » dit-il.

Le mois dernier, le zoo de Copenhague avait attiré l’attention des médias internationaux quand il a tué une girafe de 18 mois en parfaite santé et a publiquement nourri les lions avec sa viande.

Cette affaire a reporté l’attention sur la chasse à la baleine traditionnelle des îles Féroé. Chaque année, les chasseurs font s’échouer des centaines de baleines pour pouvoir ensuite les dépecer dans des baies peu profondes.

« Il semble très clair que ce pays a beaucoup à faire dans le domaine » du bien-être des animaux, a déclaré Goldschmidt, « et pourtant, tout ce qu’ils sont arrivés à faire est d’offenser les communautés religieuses. »

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