Dans les heures qui ont suivi l’attaque de l’Hyper Cacher la photo de Hayat Boumedienne s’entraînant à l’arbalète dans un bois avec son mari, Amedy Coulibaly abattu par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) lors du raid qui délivra les otages, été diffusée par la police dans le but de retrouver cette éventuelle complice.

Mais cette jeune française de 26 ans semblait s’être envolée peu avant les attaques.

L’hypothèse courrait que Hayat Boumeddiene s’était envolée en Syrie via la Turquie le jour-même où son compagnon abattait Clarissa Jean-Philippe, la policière à Montrouge. Hypothèse confirmée par la suite par les services de sécurité turcs.

Selon des écoutes que le site Mediapart dévoile, Hayat Boumeddiene dit être « très heureuse en Syrie » et ne manifeste aucun regret.

Selon une retranscription d’une conversation avec son oncle, elle « va bien et apprend la religion ». A une de ses sœurs, elle affirme qu’elle ne s’est pas remariée et n’est pas enceinte, contrairement à certaines rumeurs.

Elle ajoute que la Syrie, « c’est magnifique (…) c’est trop bien ! C’est mieux que ce que j’imaginais (…) tu vis mieux qu’en France ». Et qu’en Algérie apparemment : « Ici les maisons n’ont rien à voir avec les maisons du bled. Tu vas être choquée, tu vas me dire : « c’est quoi cette maison de luxe ! ».

Selon le journaliste Mathieu Suc, en Syrie, la veuve d’un martyr « gagne en prestige. Son statut est même envié ».