La visite de Pence en Israël retardée en raison du vote sur une réforme fiscale
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La visite de Pence en Israël retardée en raison du vote sur une réforme fiscale

Le vice-président américain devait arriver dimanche

Le vice-président américain Mike Pence pendant la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine à Las Vegas, le 24 février 2017. (Crédit : Ethan Miller/Getty Images/AFP)
Le vice-président américain Mike Pence pendant la conférence annuelle de la Coalition juive républicaine à Las Vegas, le 24 février 2017. (Crédit : Ethan Miller/Getty Images/AFP)

WASHINGTON – À l’origine, le vice-président devait allumer les bougies de Hanoukka au mur Occidental, mais l’ajournement repousse la visite après les fêtes juives.

Le bureau du président de la Knesset, Yuli Edelstein, et le ministère des Affaires étrangères ont confirmé que le voyage du vice-président des États-Unis – prévu pour commencer dimanche – avait été reporté. Les deux ont déclaré qu’ils n’avaient pas encore reçu les derniers détails de la Maison Blanche sur les nouvelles dates de la visite.

Le porte-parole d’Edelstein a déclaré que Pence parlerait probablement à la Knesset mercredi ou jeudi. Son intervention au Parlement israélien était initialement prévue lundi.

« Ils nous ont dit que c’était à cause des votes sur la réforme fiscale au Congrès », a-t-il dit.

Une autre source gouvernementale qui a demandé à rester anonyme a dit que des plans sont maintenant fixés pour l’arrivée de Pence mercredi.

En plus de s’adresser à la Knesset, Pence avait prévu d’allumer la menorah de Hanoukka au mur Occidental, mais le retard de trois jours signifierait que sa visite ne coïnciderait plus avec la fête juive.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à droite, rencontre Michael Pence, gouverneur de l’Indiana, à Jérusalem, le 29 décembre 2014 (Amos Ben Gershom / GPO)

La visite de Pence dans la région intervient moins de deux semaines après que le président américain Donald Trump a officiellement reconnu Jérusalem comme la capitale israélienne, tout en mettant en oeuvre des plans afin de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv vers la ville sainte.

Le mouvement a été salué par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par des dirigeants à travers une grande partie du spectre politique israélien, mais a suscité la colère parmi les Palestiniens et dans le monde arabe en général.

L’ancien gouverneur de l’Indiana devait initialement se rendre à Bethléem et rencontrer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, mais Jibril Rajoub, membre du parti du Fatah d’Abbas, a déclaré la semaine dernière que Pence n’était « pas le bienvenu en Palestine ».

En réponse au rejet palestinien, la Maison Blanche a accusé les Palestiniens de « s’éloigner » des efforts de paix.

« Il est regrettable que l’Autorité palestinienne s’abstienne de saisir l’occasion de discuter de l’avenir de la région », a déclaré dans un communiqué Jarrod Agen, chef d’état-major adjoint de Pence,

Les députés arabes israéliens ont également déclaré qu’ils boycotteraient le discours de Pence à la Knesset, « afin d’envoyer un message clair à l’administration américaine et au monde entier, à savoir qu’il y a ici des citoyens qui s’opposent avec véhémence à l’annonce de Trump » sur Jérusalem.

Après son arrivée à Tel Aviv, Pence devrait se rendre directement à Jérusalem pour une réunion bilatérale avec Netanyahu, selon un calendrier initialement publié par le site d’information Axios.

Après son discours à la Knesset, Pence se rendra au Caire pour rencontrer le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi.

De là, il visitera les Pyramides avant de retourner à Washington, après s’être arrêté à la base aérienne de Ramstein en Allemagne pour une rencontre avec les troupes américaines stationnées là-bas.

Pendant son voyage, Pence devrait souligner l’engagement de l’Amérique à négocier un accord de paix et essayer de calmer les tensions qui ont éclaté après la décision de Trump sur Jérusalem.

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