L’Anti-Defamation League [Ligue anti-diffamation] (ADL), basée aux Etats-Unis a enregistré une « poussée dramatique » des incidents antisémites dans le monde entier depuis le début de l’opération Bordure protectrice, annonce le groupe mercredi.

Dans un rapport publié mercredi, l’ADL a listé une dizaine d’incidents internationaux, qui incluent des attaques physiques, des menaces et des intimidations contre les Juifs, des synagogues endommagées, des discours publics de haine, des déclarations invoquant des calomnies et des atrocités nazies et des caricatures antisémites.

La majorité des incidents se sont déroulés en Europe mais d’autres ont été signalés en Afrique du Sud, en Australie, en Turquie, au Canada, au Maroc et d’autres pays d’Amérique latine.

« Il y a une poussée dramatique de la violence contre les Juifs et les institutions juives dans le monde pendant l’opération Bordure protectrice. De la France à l’Argentine, du Canada au Chili, les synagogues ont été attaquées, les centres culturels juifs ont été vandalisés, les commerces juifs menacés et les personnes qui pouvaient être identifiées comme étant juives ont été agressées dans les rues. L’antisémitisme était dans l’air, et dans les rues », déclare Abraham H. Foxman, le directeur national de l’ADL.

Le rapport « se concentre sur les actions et les discours qui s’étendent bien au-delà des limites de la critique et qui rentrent dans le domaine de la violence et de la bigoterie ».

La plupart des incidents ont un lien ténu avec l’opération israélienne. Mais dans les cas cités, la haine s’est rapidement transformée en rhétorique antijuive. Dans plusieurs manifestations anti-Israël, par exemple, l’antisémitisme gangrénait, selon le rapport.

Le 12 juillet, les manifestants ont scandé « mort aux Juifs » et dans les manifestations dans toute l’Europe, les manifestants avaient des pancartes qui comparaient le sionisme au nazisme.

D’autres incidents notables incluent l’agression d’un rabbin à Casablanca en représailles contre la campagne de Gaza. Il a eu le nez et les côtes cassés.

A Francfort, le 25 juillet, un rabbin a reçu un appel téléphonique. Celui qui l’appelait a menacé de tuer 30 Juifs dans la ville si la famille de l’auteur du coup de fil était blessée à Gaza.

« Et la liste continue », affirme Foxman.