Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a estimé mercredi que l’accord nucléaire avec l’Iran « échouait » à remplir ses objectifs, après l’annonce que Donald Trump avait ordonné la réévaluation de la position de Washington face à Téhéran.

La Maison Blanche a certifié mardi que l’Iran respectait ses engagements aux termes de l’accord négocié sous l’ancien président Barack Obama. Mais le chef de la diplomatie américaine a estimé que cet accord n’était qu’une façon « d’acheter » le régime iranien et ne faisait que retarder le développement de son programme nucléaire.

L’accord nucléaire avec l’Iran, signé en 2015, « échoue à remplir l’objectif d’un Iran dénucléarisé », a déclaré Tillerson lors d’une conférence de presse à Washington.

Tillerson avait déclaré mardi soir avoir informé le Congrès américain du lancement d’une étude, demandée par le président Donald Trump, pour savoir si l’allègement des sanctions envers l’Iran prévu par l’accord nucléaire correspondait à l’intérêt national des Etats-Unis.

« L’Iran demeure l’un des principaux pays qui parraine le terrorisme », avait alors écrit Tillerson.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l'accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche. (Crédit : département d'État)

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l’accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche. (Crédit : département d’État)

Selon Tillerson, cet accord est né « de la même approche défaillante passée qui nous a amené jusqu’à la menace imminente actuelle venant de Corée du Nord ».

« Nous devons évaluer l’Iran de façon exhaustive en ce qui concerne la menace qu’il représente, sous tous ses aspects dans la région et le monde. Or [l’accord nucléaire] en fait partie », a poursuivi Tillerson.

« Nous allons donc réévaluer complètement [l’accord nucléaire] lui-même… C’est un nouvel exemple de comment acheter une puissance qui a des ambitions nucléaires et de comment nous les achetons sur une courte période et quelqu’un doit ensuite s’en charger plus tard », a poursuivi le chef de la diplomatie américaine.

« L’administration Trump n’a pas l’intention de renvoyer la balle au prochain gouvernement sur l’Iran », a déclaré Tillerson aux journalistes.