Lorsque Gabe Baskin a préparé sa bar-mitsva, il voulait trouver un projet de service communautaire qui ferait le lien avec le passage de la Torah. Reeh, le nom de sa parasha [portion de la Torah lue le samedi matin] veut dire « Vois ! »

« Je pensais qu’il y avait pas de meilleure façon que d’aider les autres à voir » a déclaré Baskin, qui a maintenant 17 ans.

Il s’est rapproché de « Guide Dogs for the Blind » une association du Colorado qui entraîne des chiens afin d’aider les aveugles et les malvoyants. Baskin et sa famille ont assisté à plusieurs réunions et ont appris les compétences nécessaires pour préparer les chiots Labrador aux rigueurs de l’école de chiens-guides.

En vivant avec la famille pendant environ un an et demi, les chiots ont appris des commandes comme «assis», «reste», «viens» et « debout », et ont été bien élevés et formés pour qu’ils ne renâclent sur rien, explique Baskin. En outre, il les a exposés à de nombreuses situations et lieux publics dans lesquels ils pourraient se trouver en tant que chiens guides.

«Les chiens sont toujours en apprentissage et en formation permanente » assure Baskin, qui est actuellement en train de former son troisième chiot, « Collier ».

Pour sa part, dit-il, « j’ai appris à être vraiment reconnaissant de ce que je dois. Nous entendons parler des défis qu’ils doivent rencontrer [les aveugles et malvoyants] et je suis reconnaissant pour tout ce que avec quoi j’ai été béni ».

Travaillant à la Denver Jewish Day School, il a postulé dans divers collèges à travers le pays. Il fait du football, du basket-ball et du base-ball, et il est actif dans son BBYO local. Cette année, il fait aussi du bénévolat avec StandWithUs, une organisation de défense d’Israël qui organise des activités éducatives.

C’est ce lien avec Israël, a ajouté Baskin, qui l’a motivé à soutenir par des dons d’argent le Centre israélien des Guides pour chiens d’aveugles.

« L’âge adulte ce n’est pas pour tout obtenir, c’est surtout pour donner, » déclare Baskin. « Pour vivre, vous devez donner. »

Il a récemment parlé à JTA de ses héros et de ses expériences juives émotionnelles.

Qui est ton héros et pourquoi ?

Mes parents sont des héros. On m’a enseigné des valeurs importantes et mes parents les respectent eux-mêmes aussi. Ils sont orientés vers le tikkun olam [la volonté d’améliorer le monde], et le fait de donner fait partie intégrante de nos vies.

Quelles sont les qualités importantes d’un héros ?

Je pense qu’un héros doit être authentique et passionné par sa cause. Il faut des héros de tous les jours. Ils mettent en place le travail même s’ils n’obtiennent pas de reconnaissance par la suite.

Qu’est-ce que tu penses faire quand tu seras grand ?

Peut-être journaliste sportif, peut-être orthodontiste. Je ne l’ai pas encore décidé. Ou bien quelque chose dans une association.

Quelle est votre fête juive préférée ?

J’aime vraiment Souccot. C’est agréable de pouvoir dîner dans la soucca avec ma famille et mes amis. Nous avons beaucoup de traditions qui sont agréables à vivre chaque année.

Pouvez-vous partager avec nous une expérience juive significative ?

L’été dernier [avant d’aller en Israël] nous sommes allés à Auschwitz. C’est la partie la plus triste de notre histoire et ce fut une expérience émouvante.

Quel est le dernier livre que vous lisez pour le plaisir ?

« Mille soleils splendides » de Khaled Hosseini. C’est un point de vue très intéressant sur les femmes au Moyen-Orient et cela a mis la lumière sur quelque chose que je ne connaissais pas.