L’avocate de l’adolescent israélo-américain suspecté d’avoir lancé une campagne d’intimidation par des alertes à la bombe et des menaces contre des institutions juives, entre autres cibles, a déclaré dans une interview diffusée mercredi que son client a fait cinq tentatives de suicide ces deux dernières semaines.

« L’adolescent que je représente ne va pas bien. Ces deux dernières semaines, il a fait cinq tentatives de suicide », a déclaré Shira Nir au micro de la Dixième chaîne.

« En prison, il est dans l’aile psychiatrique. [Ils] envisagent de le transférer dans un hôpital psychiatrique au sein de la prison », a-t-elle ajouté.

Les services carcéraux israéliens n’ont pas réagi à cette déclaration.

Shira Nir, l'avocate d'un adolescent israélo-américain soupçonné d'avoir passé des centaines d'appels menaçants à des institutions juives, présentant à la cour des magistrats de Rishon Lezion ce qui serait une image de la tumeur au cerveau de son client, le 30 mars 2017. (Crédit : Flash90)

Shira Nir, l’avocate d’un adolescent israélo-américain soupçonné d’avoir passé des centaines d’appels menaçants à des institutions juives, présentant à la cour des magistrats de Rishon Lezion ce qui serait une image de la tumeur au cerveau de son client, le 30 mars 2017. (Crédit : Flash90)

Les parents du suspect – dont le nom est toujours sous ordonnance de non-divulgation – et ses avocats, ont indiqué que le pirate informatique de 18 ans, originaire d’Ashkelon, a une tumeur au cerveau et est atteint de troubles du spectre autistiques. Ces pathologies ont affecté son comportement.

Dans une interview accordée au Times of Israël le mois dernier, les parents étaient très préoccupés par l’état de santé de leur fils. Sa mère avait affirmé qu’il avait perdu 30 % de son poids, et son père n’était pas sûr que son fils l’ait reconnu lors de sa dernière visite.

Dans l’interview de mercredi, Nir a également déclaré qu’une levée de fonds a été organisée sur un site israélien pour financer les traitements médicaux de son client.

« Il n’y a nulle part où l’envoyer, il a besoin de soins particuliers qui coûtent [très] cher, et ceux qui doivent le surveiller coûtent également très cher », a-t-elle dit.

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