Après que les commandos israéliens ont fondu sur un bateau de la flottille pour en prendre le contrôle qui a tenté de briser le blocus naval israélien sur la bande de Gaza cette semaine, beaucoup de gens se sont demandé quel aide humanitaire du navire transportait. La réponse : l’équivalent de deux boîtes de carton.

L’interception lundi matin du Marianne de Göteborg qui bat sous pavillon suédois a eu lieu sans incident majeur (un militant a été tasé après avoir refusé de se conformer à l’équipe d’arraisonnement) et il n’y a pas eu de blessés, a annoncé l’armée israélienne.

Une fois que les commandos ont pris le contrôle du bateau, il a été remorqué vers la ville portuaire israélienne d’Ashdod.

Prenant la parole après l’événement, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a déclaré qu’« il n’y avait pas d’aide à bord », mais William Booth, du Washington Post a indiqué mercredi que le chalutier aurait pu en effet transporter de l’aide humanitaire aux Palestiniens dans la bande de Gaza.

Ann Ighe, un membre de la Flottille de la Liberté de la Coalition, a envoyé à Booth une photo pour prouver que le bateau était vraiment parti pour livrer de l’aide humanitaire aux deux millions de personnes à Gaza : un panneau solaire et un inhalateur, qui a été donné par l’Association suédoise des sages-femmes.

« Et enfin, la dernier mais non des moindres », a affirmé Ighe affirmé. « Le bateau est en lui-même une cargaison qui va être donnée à une organisation de pêcheurs à Gaza ».

Les activistes, dont le député israélien Basel Ghattas (Liste arabe unie), avait promis de ne pas recourir à la violence contre les forces de Tsahal mais de pratiquer la « résistance passive » lorsque le bateau a été arraisonné.

Les organisateurs de la flottille ont confirmé que les trois autres bateaux accompagnants la Marianne étaient repartis vers leurs ports d’origine, sans expliquer pourquoi, et que la Marianne avait navigué vers Gaza seule.

Israël et l’Egypte ont imposé des restrictions sur la bande de Gaza en 2007 après que le Hamas a arraché le contrôle de l’enclave côtière dans un coup d’Etat sanglant et en évinçant la direction de l’Autorité palestinienne, de peur que ne soit organisée une contrebande d’armes.

Le Hamas est ouvertement engagé à la destruction d’Israël.