L’ambassade de Grande-Bretagne a annoncé mardi qu’elle rouvrait ses services au public en Egypte après les avoir suspendus neuf jours pour des « raisons de sécurité » non détaillées.

Les services au public de l’ambassade du Canada, suspendus pour les mêmes raisons depuis huit jours, n’ont pas été rouverts.

Ces fermetures avaient été annoncées alors qu’une vague d’attentats sévit en Egypte, perpétrés par des groupes jihadistes qui assurent agir en représailles à l’implacable répression contre les partisans de l’ex président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en 2013. Ces attaques n’ont cependant pour l’heure visé que l’armée, la police et des bâtiments publics.

« L’ambassade de Grande-Bretagne rouvre ses services au public (…) après que des problèmes liés à la sécurité de ses bâtiments ont été résolus en coopération avec le gouvernement égyptien », indique mardi un communiqué de la représentation britannique, qui avait fermé au public le 7 décembre pour des « raisons de sécurité » et « jusqu’à nouvel ordre », sans autres explications.

Le lendemain, l’ambassade du Canada l’avait imité.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères avait alors affirmé ne pas avoir entendu parler de « menaces spécifiques » visant les représentations étrangères. Mais des diplomates en poste au Caire avaient évoqué le mécontentement de certaines ambassades estimant insuffisantes les mesures gouvernementales de sécurité pour protéger leurs emprises.

Depuis qu’Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l’armée, a destitué M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, les nouvelles autorités mènent une répression sanglante contre ses partisans.

M. Sissi a été élu chef de l’Etat en mai après avoir éliminé de la scène politique toute opposition, religieuse puis laïque et libérale.