L’ambassadeur d’Egypte en Israël a déclaré jeudi que l’accord de paix de son pays avec Israël devrait être un encouragement pour les Palestiniens et les autres Etats arabes pour conclure leurs propres accords de paix avec l’Etat juif.

« Nous pouvons dire :’Regardez, nous avons atteint la paix, il n’y a pas de raison pour que vous n’atteigniez pas non plus cette paix’ « , a déclaré Hazem Khairat à la radio israélienne dans une interview.

« Ils devraient revenir à l’allocution de Sadate prononcée à la Knesset il y a 40 ans et ils devraient voir ce que nous avons pu réaliser, et pas réaliser, à partir de ce discours », a déclaré Khairat.

L’interview intervient juste avant le 40e anniversaire de la visite historique de l’ancien président égyptien Anwar Sadate en Israël en 1977. Cette visite avait ouvert la voie aux pourparlers israélo-égyptiens à Camp David un an plus tard, et à un accord de paix complet entre les deux anciens ennemis en 1979.

Le 20 novembre 1977, Sadate avait marqué l’histoire en devenant le premier dirigeant arabe à s’adresser à la Knesset et à appeler à la paix avec Israël.

« Vous voulez vivre avec nous dans cette partie du monde. En toute sincérité, je vous le dis, nous vous accueillons parmi nous, en toute sécurité et sûreté, » avait-il dit, déclarant au monde entier « que nous acceptons de vivre avec vous dans une paix permanente fondée sur la justice. »

Mais malgré cet accord, les relations bilatérales entre Israël et l’Egypte ne se sont jamais vraiment réchauffées et les liens formels sont restés tendus.

Des reportages parus dans les médias en hébreu cette semaine ont déclaré qu’aucun officiel égyptien n’avait accepté d’invitation israélienne à la cérémonie prévue la semaine prochaine pour marquer les 40 ans de la visite de Sadate.

Dans son interview, Khairat a noté que l’accord « courageux » a suivi un bain de sang et à un sentiment amer des deux côtés, ajoutant que la « paix réelle et durable » que Sadate avait mentionnée, « était encore nécessaire ».

Sous la présidence d’Abdel-Fattah el-Sissi, l’Égypte a continué à être un intermédiaire dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, ainsi qu’un médiateur pour les affaires intérieures palestiniennes.

Le Caire facilite le processus de réconciliation en cours entre les factions palestiniennes rivales, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et le Fatah, qui domine l’Autorité palestinienne.

Le mois dernier, les deux parties ont signé un accord au Caire permettant à l’AP de prendre le contrôle de Gaza avant le 1er décembre.

Mardi, Sissi a dit qu’il espérait que la réconciliation palestinienne ferait partie du processus plus large de conclusion d’un accord de paix final avec Israël.