L’ambassadeur de l’Autorité palestinienne à Prague Jamal al-Jamal, tué le jour du Nouvel An par une explosion, tenait un explosif dans sa main au moment du drame, a annoncé lundi la police tchèque.

« Une explosion expérimentale effectuée par des experts confirme cette théorie », a indiqué à l’AFP la porte-parole de la police Andrea Zoulova. Elle a ainsi démenti les informations antérieures, selon lesquelles l’explosion avait été provoquée par un système de protection antivol placé sur un coffre-fort dans la résidence de l’ambassadeur.

M. Jamal al-Jamal, âgé de 56 ans, qui n’avait pris qu’en octobre ses fonctions en République tchèque, a été mortellement blessé le 1er janvier. Il est mort peu après son transfert à l’hôpital.

« L’explosif n’a pas été placé sur la porte ou à l’intérieur du coffre-fort et n’était pas là pour protéger la sécurité », a déclaré Mme Zoulova, ajoutant que l’enquête était toujours en cours.

Après l’accident, la police a découvert à la résidence de l’ambassadeur douze armes, dont des mitraillettes et des pistolets, qui n’avaient pas été enregistrées en République tchèque.

Selon la presse, il s’agissait d’armes fabriquées dans l’ex-Tchécoslovaquie et fournies avant la chute du régime communiste à Prague en 1989 à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Des diplomates palestiniens ont par la suite présenté leurs excuses aux autorités tchèques pour cette détention d’armes illégales.