Twitter et son fonctionnement étaient presque inconnus à Vivian Bercovici quand elle a été nommée ambassadrice du Canada en Israël en janvier dernier.

Elle a commencé à se mettre sur le site de médias sociaux dès son arrivée et a commencé à perfectionner ses compétences… Maintenant il devient difficile de manquer ses messages percutants depuis le début de l’opération israélienne à Gaza.

On pourrait même croire qu’on est dans la limite entre diplomatie et soutien diplomatique.

« C’est seulement dans la défense [advocacy en anglais] que j’émets la position et les politiques du gouvernement du Canada », a déclaré Bercovici au Times of Israel. « Mes tweets sont formulés avec force. J’aimerais penser qu’ils reflètent le message et le ton du Premier ministre Stephen Harper et du ministre des Affaires étrangères John Baird en termes de soutien sans équivoque du Canada à Israël ».

Depuis le début de l’opération israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza, le gouvernement du Canada a réitéré sa position, qu’Harper avait articulée dans un discours qu’il a prononcé devant la Knesset en janvier de cette année : « Par feu et par l’eau, le Canada sera avec vous », avait-il promis devant le parlement israélien. « Notre point de vue sur le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif est absolu et non négociable ».

Bercovici, une ancienne avocate et journaliste de Toronto, avait été une commentatrice franche sur les questions israélo-palestiniennes, bien avant sa nomination par Ottawa.

« Le Hamas, l’Autorité palestinienne et à peu près tous les gouvernements du Moyen-Orient ne font pas mystère de leur engagement idéologique collectif à la destruction totale de l’Etat d’Israël », avait-elle écrit dans une de ses colonnes pour le Toronto Star.

De même, elle n’a pas mâché ses mots au sujet du Hamas dans certains de ses tweets récents : « Certaines personnes ont dit que je tweete différemment des autres ambassadeurs ici en Israël, mais j’ai regardé en détail les tweets de mes pairs et j’ai vu qu’ils faisaient ça vraiment comme moi », a déclaré Bercovici.

L’ambassadrice, qui est juive, insiste pour dire que ses tweets sont fidèles à la fois à l’expression et aux idées du gouvernement du Canada.

Bercovici complète plusieurs tweets originaux qu’elle envoie chaque jour avec beaucoup de re-tweets venant de sources qu’elle juge crédibles. Ces sources comprennent le porte-parole de l’armée israélienne Peter Lerner, Robert Satloff, du ministère des Affaires étrangères israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec le journaliste israélien Yossi Melman et deux publications : Haaretz et… le Times of Israel.

L’ambassadrice a indiqué que ses 1 300 followers sur Twitter proviennent principalement d’Israël, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Inde. Tout le monde n’est pas d’accord avec ce qu’elle poste, et parfois on lui reproche dans les commentaires ce qu’elle a pu écrire.

« De temps en temps, je participerais brièvement à une discussion, mais de nombreux commentaires ne méritent pas de réaction. Un univers de 140 caractères n’est pas un endroit pour s’engager dans une discussion politique sérieuse », précise-t-elle.

Bercovici peut être relativement nouvelle sur Twitter, mais elle a rapidement appris à apprécier la valeur et l’utilité de ce média social :
« Cela est particulièrement utile à un moment de crise comme le nôtre en ce moment, quand l’appétit pour l’information est insatiable ».