Le parti sud-africain au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), a officiellement annoncé son soutien à la « Semaine contre l’apartheid israélien, » une série d’événements anti-Israéliens qui se dérouleront cette semaine à travers le monde.

« L’ANC est catégorique quant à son soutien pour le peuple palestinien et son combat pour l’autodétermination, et sans complexe quand il affirme que les Palestiniens sont les victimes et les oppressés dans le conflit avec Israël, » pouvait-on lire dans un communiqué publié dimanche par le dirigeant des relations internationales du parti, K. Obed Bapela.

« L’ANC est fier de se joindre à plus de 75 organisations, syndicats, groupes de la société civile, écoles, universités, communautés religieuses et ONG sud-africains, ainsi que d’autres groupes, pour participer à la 10ème édition de la Semaine internationale contre l’apartheid israélien, » était-il écrit dans le communiqué.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré, à Jérusalem, que la position de l’ANC sur la Semaine contre l’apartheid israélien « ne mérite pas de réponse ni de commentaire. »

Selon un communiqué de presse, la position de l’ANC sur la semaine contre l’apartheid israélien « s’accorde avec nos positions internationales. »

Le gouvernement à Pretoria, et les responsables de l’ANC en général, critiquent depuis longtemps la politique d’Israël concernant les Palestiniens. L’ANC, qui contrôle deux tiers de l’Assemblée nationale sud-africaine, avait déclaré son soutien au mouvement BDS contre Israël en 2012.

En novembre dernier, la ministre sud-africaine des Relations internationales, Maite Nkoana-Mashabane, avait déclaré ne pas pouvoir dormir la nuit en raison du sort des Palestiniens.

Elle avait ajouté que Pretoria limiterait les relations diplomatiques avec Israël.

S’adressant au comité sur les relations internationales du Congrès des syndicats sud-africains, elle avait affirmé que la politique de Pretoria est qu’« aucun ministre sud-africain ne se rende actuellement en Israël. »

« Nous nous sommes mis d’accord pour ralentir et limiter les contacts entre les hauts dirigeants et le régime jusqu’à ce que la situation s’améliore, » a affirmé Nkoana-Mashabane.

La Semaine contre l’apartheid israélien, qui s’est déroulé entre le 24 février et le 2 mars dans plus de 200 villes du monde entier, est un événement annuel du mouvement BDS.

Des séminaires sont organisés sur « l’occupation israélienne de la Palestine » et les « pratiques racistes d’Israël envers le peuple palestinien. » Plusieurs manifestations étaient également prévues.

Selon des organisateurs, on a récemment observé une « forte augmentation de la documentation et des analyses visant à informer sur l’apartheid israélien et à l’attaquer, y compris des rapports publiés par d’importants organismes internationaux et des organisations de protection des droits de l’Homme, ainsi que des publications de politiciens, penseurs, académiciens et activistes. »

Des responsables du ministère israélien des Affaires étrangères ont cependant affirmé que cet évènement n’a que très peu d’impact et que l’influence des organisations impliquées a fort diminué avec les années.

Aron Dónzis a contribué à ce rapport.