Un ancien chauffeur du Premier ministre Benjamin Netanyahu a été condamné dimanche à 27 ans de prison pour viol, abus sexuels et « actes indécents » de nature sexuelle sur six mineurs.

Ilan Shmuel, 54 ans, qui habite à Zacharia, un village agricole proche de Beit Shemesh, avait été jugé coupable en septembre. Les procureurs avaient annoncé en octobre qu’ils demanderaient une peine de 40 ans de prison.

Le père de l’une des victimes, qui fait partie de la famille de Shmuel, a déclaré dimanche matin à la radio militaire qu’après le verdict, la famille, « déchirée » par les actes de Shmuel, avait « bouclé la boucle » avec la condamnation.

Une autre victime a dit à la radio militaire vouloir se « tourner vers toutes les jeunes filles en Israël qui ont été agressées sexuellement, pour quelles puissent savoir qu’il existe réellement une justice. »

La police avait commencé à enquêter sur Shmuel en 2012, quand une femme, à présent adulte, avait affirmé qu’il l’avait sexuellement agressée entre ses neuf et 16 ans. Les enquêteurs avaient alors identifié neuf autre femmes et jeunes filles qui pouvaient avoir été victimes de Shmuel, avait annoncé en 2014 le quotidien Yedioth Ahronoth.

Toutes les agressions auraient eu lieu quand les victimes étaient jeunes, entre 1988 et 2009, selon les médias israéliens.

Ilan Shmuel, 52 ans, ancien chauffeur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à son arrivée devant la cour des magistrats de Jérusalem, où il est accusé d'agressions sexuelles, le 24 avril 2014. (Crédit : Flash90)

Ilan Shmuel, 52 ans, ancien chauffeur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à son arrivée devant la cour des magistrats de Jérusalem, où il est accusé d’agressions sexuelles, le 24 avril 2014. (Crédit : Flash90)

Pendant les années d’enquête, Shmuel avait continué à travailler comme chauffeur au bureau du Premier ministre, y compris au volant de la limousine de Netanyahu.

La commission du service civil a ordonné que Shmuel soit mis à pied en mars 2014, quand elle a été informée des accusations portées à son encontre, deux ans après le début de l’enquête. Il avait été arrêté peu après.

Le bureau du Premier ministre avait à l’époque déclaré avoir agi sous les ordres de la commission du service civil, et Shmuel avait été obligé de prendre congé.