Le député de la Knesset, Avi Dichter, (Likud), a répondu mardi aux accusations du chef de la Liste arabe unie, Ayman Odeh. Ce dernier a affirmé que Dichter avait ordonné les meurtres du chef de l’OLP Yasser Arafat et des co-fondateurs du Hamas, le Cheikh Ahmad Yassine et Abdel Aziz Rantisi, alors qu’il dirigeait le service de sécurité intérieure du Shin Bet.

Sur sa page Facebook, Dichter a déclaré qu’il était « fier d’avoir eu le privilège » d’envoyer Yassin et Rantisi « au plus profond de la la terre », l’un après l’autre à un mois d’intervalle, au début de l’année 2004.

Les commentaires d’Odeh ont été faits lors d’un débat orageux à la Knesset au sujet d’une loi qui permettrait aux députés de voter pour suspendre d’autres législateurs.

Interrogé sur la Deuxième chaîne, Odeh a déclaré que Dichter a été autorisé à rester en tant que législateur malgré le fait qu’il avait ordonné l’assassinat de dirigeants palestiniens.

Ayman Odeh (à gauche), député de la Liste arabe unie, et Nissan Slomiansky, député de HaBayit HaYehudi, à la télévision le 29 février 2016. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)

Ayman Odeh (à gauche), député de la Liste arabe unie, et Nissan Slomiansky, député de HaBayit HaYehudi, à la télévision le 29 février 2016. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

« Il y a des chefs du Shin Bet qui ont donné l’ordre d’assassiner les dirigeants du peuple palestinien – les gens qui sont dans la coalition… Par exemple [Avi] Dichter a envoyé des gens qui ont assassiné Arafat, le Cheikh Ahmad Yassin et Rantisi, et il est à la Knesset. Les gens qui ont envoyé des gens pour tuer des gens sont des membres de la Knesset », a-t-il déclaré à propos des terroristes du Hamas et de l’ancien chef de l’OLP.

Avec sa « déclaration malheureuse », Odeh est devenu « le représentant des dirigeants du Hamas à la Knesset et a abandonné la sécurité des citoyens d’Israël – des Juifs ainsi que des Arabes », a déclaré Dichter.

Dichter a déclaré qu’il était honoré d’avoir eu la tâche de « protéger les citoyens israéliens, y compris les Arabes israéliens et Odeh lui-même, de la terreur meurtrière menée par les mêmes personnes qu’Ayman Odeh défend ».

Un garçon palestinien sur son vélo passant devant une fresque dépeignant des graffitis (de gauche à droite) du regretté fondateur du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) Georges Habache, le chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine et le dirigeant palestinien défunt Yasser Arafat, le 21 novembre 2014 dans la ville de Gaza (Crédit : AFP / MOHAMMED ABED)

Un garçon palestinien sur son vélo passant devant une fresque dépeignant des graffitis (de gauche à droite) du regretté fondateur du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) Georges Habache, le chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine et le dirigeant palestinien défunt Yasser Arafat, le 21 novembre 2014 dans la ville de Gaza (Crédit : AFP / MOHAMMED ABED)

Divers dirigeants palestiniens, et la veuve d’Arafat, Suha, ont affirmé depuis la mort du chef de l’OLP qu’Israël l’avait assassiné, une accusation qu’Israël a toujours niée.

Arafat est mort à l’hôpital militaire Percy, près de Paris à l’âge de 75 ans en novembre 2004, après s’être plaint de douleurs à l’estomac alors qu’il était à son quartier général dans la ville de Ramallah en Cisjordanie. En avril dernier, les enquêteurs français ont annoncé qu’ils n’avaient pas trouvé de preuve qu’il avait été empoisonné, et un procureur français a ensuite refermé le dossier.

Israël a éliminé les dirigeants du Hamas : Yassin et Rantisi dans des raids aériens de Gaza en 2004.