L’ancien directeur de l’hôpital Hadassah Ein Kerem, ainsi que 4 autres médecins et un infirmier, risquent une éventuelle condamnation pour faute professionnelle et négligence.

Selon un communiqué du ministère de la Justice, les accusations qui planent sur l’hôpital de Jérusalem concernent un présumé manquement, signalé par le médecin anesthésiste Yuval Meroz. Il s’agirait d’un réservoir de dioxyde de carbone installé dans l’une des salles d’opération en 2009.

Meroz craignait que la bonbonne de dioxyde de carbone ne ressemble à une bonbonne d’oxygène, et qu’une confusion n’ait lieu pendant une opération. Il a donc signalé le danger au directeur de l’hôpital Yuval Weiss. Mais le réservoir n’a jamais été déplacé.

L’hôpital universitaire d'Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem. (Crédit : Almog/domaine public/WikiCommons)

L’hôpital universitaire d’Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem. (Crédit : Almog/domaine public/WikiCommons)

Lors d’une opération en janvier 2011, le personnel médical a accidentellement relié le respirateur d’un enfant à la bonbonne de dioxyde de carbone, exactement comme le craignait Meroz.

À cause de cette confusion, l’enfant est resté inconscient après l’opération. Le bébé a également subi des lésions cérébrales, mais le ministère de la Justice a souligné dans son communiqué que ces lésions cérébrales ne sont pas imputées aux suspects.

En dépit de cet incident, que tous ont reconnu comme étant dû au mauvais usage du dioxyde de carbone, le réservoir est resté sur place pendant 4 mois supplémentaires. Durant cette période, Meroz aurait mis en garde la direction de l’hôpital des dangers inhérents à l’emplacement de la bonbonne, et ce, à plusieurs reprises.

À part Weiss, les médecins Oz Shapira, Charles Weissman, Yoram Weiss, Giora Landedsberg et l’infirmier Yitzhak Kara sont impliqués dans l’affaire.