Les forces palestiniennes de sécurité de l’Autorité palestinienne ont procédé à une importante série d’arrestations de membres actifs du Hamas et du Jihad islamique au cours des dernières semaines, dans un effort d’envergure ayant pour objectif d’éviter que les émeutes et les troubles contre Israël ne se propagent dans toute la Cisjordanie, ont révélé des sources palestiniennes au Times of Israel.

Des responsables palestiniens ont affirmé que 250 membres du Hamas et du Jihad islamique ont été arrêtés dans les zones de Cisjordanie contrôlées par l’AP dans les semaines qui ont suivi la fin de l’opération Bordure protectrice le 26 août, tandis que les échauffourées s’intensifiaient à Jérusalem-Est et sur le mont du Temple – zones sous contrôle israélien. Des sources de la défense israélienne ont confirmé les informations sur les arrestations.

Les officiels de l’AP reconnaissent que le Hamas est directement responsable de la recrudescence de la violence à Jérusalem, et qu’il cherche à enflammer la Cisjordanie pour déstabiliser la région, selon les mêmes sources.

Le Hamas essaye également de s’en prendre à l’Autorité palestinienne elle-même. Par conséquent, en dépit de leur volonté affirmée de se réconcilier avec le Hamas, les dirigeants de l’AP se sont vus forcés de sévir contre les islamistes, selon les sources.

Environ 150 agents ont été arrêtés en septembre, et plus de 100 en octobre. Si de nombreux détenus ont été libérés depuis, des dizaines restent dans les centres de détention de l’AP.

Parmi ceux en garde à vue figurent de hautes personnalités religieuses du Hamas, certains agents de moyenne importance et plusieurs organisateurs de récentes manifestations et défilés en Cisjordanie.

Les arrestations ont été supervisées par deux des organes de renseignements de l’AP : les renseignements généraux, sous l’égide de Majed Faraj, et la Sécurité préventive palestinienne, sous celle de Ziad Habalreeh.

Le président de l’AP Mahmoud Abbas a fustigé publiquement Israël pour ses actions de répression des troubles.

Dans une lettre de condoléances à sa famille, il qualifie Mutaz Hijazi – le Palestinien qui a tenté d’assassiner le militant de droite Yehuda Glick à Jérusalem mercredi dernier, avant d’être abattu par les forces de sécurité israéliennes – de « martyr », déclenchant de sévères condamnations de la part d’Israël.

Pour Abbas, la fermeture un jour de l’accès du mont du Temple par Israël, jeudi dernier, était « une déclaration de guerre ». Néanmoins, c’est lui qui dicte personnellement les politiques de fer contre le Hamas et le Jihad islamique en Cisjordanie, selon les sources.

Les responsables israéliens de la sécurité se félicitent du fait que, malgré le bilan humain et la dévastation dans certaines parties de Gaza lors de Bordure protectrice, et la poursuite des violences à Jérusalem-Est ces dernières semaines, la Cisjordanie dans son ensemble est restée relativement calme, malgré les tentatives du Hamas d’embraser la région.

Parallèlement, un grand nombre d’arrestations de criminels ont eu lieu à Hébron, dans le cadre d’une opération conjointe entre l’AP et Tsahal dans cette zone H2, sous contrôle sécuritaire israélien. Sept policiers palestiniens ont été blessés par l’un des criminels, que les forces de l’AP ont abattu.

Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les Territoires a refusé de commenter ces incidents.