Plus d’une semaine après que le nouveau gouvernement d’union ait été présenté à Ramallah, l’Autorité palestinienne n’a toujours pas repris le contrôle de la bande de Gaza, a déclaré mardi un responsable du Fatah en route pour des pourparlers de réconciliation avec le Hamas.

« La légitime Autorité [Palestinienne] n’a pas encore commencé à travailler dans la bande de Gaza », a déclaré Azzam Al-Ahmad, chef du bloc parlementaire du Fatah, lors d’une conférence de presse à Ramallah. « Lorsque la passation sera finalisée, le gouvernement d’unité sera responsable. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas Gaza. Seuls les imbéciles croient que Gaza peut être donnée en appuyant sur un bouton ».

Ahmad critique la sécurité du Hamas, qui avait bloqué l’accès à des banques de Gaza pendant une semaine, pour protester contre le refus de l’Autorité palestinienne de payer les salaires de mai de plus de 40 000 fonctionnaires employés par le Hamas au cours des sept dernières années.

Le Hamas avait fait valoir que les fonctionnaires mécontents étaient ceux qui attaquaient les banques et les hommes de la sécurité ont été simplement envoyés pour imposer l’ordre et la loi, une revendication qu’Ahmad a décrite comme étant « tragi-comique ».

« Ils [le Hamas] avaient l’habitude de nous dire que la sécurité dans la bande de Gaza est meilleure qu’en Cisjordanie. Quel type de sécurité ne peut pas protéger les banques ? » s’interroge-t-il.

Mercredi, la crise a été résolue, quand la sécurité du Hamas s’est retirée de l’entrée des banques et a permis la réactivation des distributeurs automatiques de billets.

Le Qatar devrait payer les salaires pendant qu’une commission mixte Fatah-Hamas élabore un nouveau mécanisme de paiement dans les quatre mois. Ahmad a indiqué qu’il avait explicitement suggéré à l’ancien Premier ministre du Hamas, Ismail Haniyeh, d’appeler le Qatar et de demander de l’aide.

« Il [Haniyeh] m’a dit qu’il avait demandé au cheikh Tamim [souverain Qatari] 5 millions de dollars pour le comité de réconciliation sociale. J’ai ri et lui ai dit : ‘Le comité de réconciliation a besoin de 200 millions de dollars à 300 millions de dollars. Pourquoi n’avez-vous demandé que cinq millions ?’ ».