Suite à l’annonce de Benjamin Netanyahu en faveur de l’augmentation du salaire minimum à 5 000 shekels par mois, l’ancien ministre des Finances a vivement critiqué le bilan social du gouvernement.

Selon Lapid, cette décision avait déjà été actée, il y a un mois, lors de négociations avec la Histadrout et des groupes industriels rapporte Ynet. Il reproche de surcroît au Premier ministre de ne pas avoir participé à ces discussions.

« Il s’agit du même Premier ministre dont les députés du Likud viennent d’admettre qu’il a négligé l’aspect socio-économique dans son action. Ce même Premier ministre qui n’a pas levé le moindre petit doigt pour diminuer le coût de la vie au cours des six années qu’il a passé au pouvoir. Ce même Premier ministre qui se souvient des citoyens israéliens seulement lorsqu’il y a des élections. »

Lapid s’en est également pris à la politique du gouvernement à l’égard des implantations. « Le Premier ministre et le ministre de la Défense ont détourné des centaines de millions de shekels pour la construction de routes à Tapuach et à Yitzhar, ainsi que pour des travaux publics à Itamar et dans des implantations isolées. »

La réponse du Likud à ces critiques ne s’est pas fait attendre : « le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mené l’économie et la société israélienne vers de grandes réalisations – et ce, jusqu’à l’arrivée du ministre des Finances Yaïr Lapid dont l’équipe a passablement
échoué. »

Le communiqué du parti poursuit avec une longue liste d’accomplissements : « l’enseignement gratuit pour la petite enfance, le développement des routes et du transport ferroviaire, l’accord Open Sky [ciel ouvert] dans le domaine aérien, les nouveaux ports à Ashdod et à Haïfa, les réformes en matière de téléphonie mobile, l’achèvement de la clôture de sécurité, le financement du Dôme de fer, la création d’une unité spéciale en matière de lutte contre le cyber-terrorisme, le transfert des bases de Tsahal dans le Neguev ou les soins dentaires gratuits pour les enfants ne constituent qu’une petite partie des réalisations qui ont précédé l’augmentation du salaire minimum à 5 000 shekels. »

Le parti de Netanyahu conclut en affirmant que le Premier ministre a été à l’origine d’une première augmentation du salaire minimum à 4 300 shekels et a mené une politique économique responsable et réussie alors que l’économie mondiale subissait une crise économique sans précédent.