Le président de Yesh Atid Yair Lapid a annoncé lundi que son parti allait promouvoir une nouvelle plate-forme anti-corruption lors de la prochaine session de la Knesset.

Lapid a fait cette annonce lors d’une conférence de presse en face de la prison de Maasiyahu à Ramle, un établissement à sécurité minimale dans lequel sont souvent incarcérés les politiciens condamnés pour corruption.

Lapid a recommandé de nouvelles mesures drastiques pour enrayer la corruption qui, selon lui, « infiltre nos vies. »

La proposition de Yesh Atid comprend un vaste dispositif législatif qui interdirait aux personnalités publiques d’exercer leur droit de garder le silence lors des enquêtes de police, empêcherait aux politiciens reconnus coupables de « turpitude morale » de revenir dans la vie politique et aggraverait la peine pour les élus qui volent des fonds publics.

Lapid a affirmé que son mouvement est le seul en mesure de mettre en avant cette législation parce que « Yesh Atid est le seul parti – le seul – dans lequel aucun des dirigeants ou député n’a été arrêté, soumis à une enquête, soupçonné, ait choisi de garder le silence, ait été condamné ou emprisonné ».

Cela constitue un changement par rapport à la déclaration que Lapid a faite le week-end dernier, dans laquelle il avait affirmé qu’il était le seul parti « honnête » parmi les plus importants.

Néanmoins, au moins un parlementaire de Yesh Atid a été accusé d’irrégularités financières.

Le député de Yesh Atid, Boaz Toporovsky, a commencé sa carrière politique au parti Tzabar de courte durée, qui était composé de jeunes. En tant que président de Tzabar, Toporovsky a participé aux élections de 2008, mais n’avait pas reçu les votes nécessaires pour entrer à la Knesset.

Haaretz avait rapporté l’année dernière que lorsque le parti a été dissous, l’un de ses employés n’a pas été payé. Après avoir réclamé l’argent qui lui revenait, et même après avoir mené Toporovsky devant le tribunal du travail et obtenu gain de cause, il n’a jamais reçu la somme.

Toporovsky a également été entendu par la police au dans le cadre du récent et vaste scandale de corruption entourant le parti Yisrael Beytenu, mais un porte-parole de Yesh Atid insiste ce n’était que pour aider la police, et non pas parce Toporovsky était nécessairement impliqué.

Selon un sondage publié dimanche par Haaretz, Yesh Atid pourrait remporter neuf sièges à la prochaine élection.