L’ouverture du nouvel aquarium de Jérusalem est reportée sine die, car il n’a pas assez de créatures marines viables pour assurer une expérience satisfaisante à ses visiteurs.

L’aquarium a subi, avant même son ouverture, la perte de dizaines de poissons ainsi que de deux requins, a confirmé l’une de ses représentants.

« Il y a un long processus d’acclimatation et d’adaptation pour des créatures aussi sensibles que les requins, qui sont tous restés en coulisses dans notre zone de quarantaine », a-t-elle dit.

Il n’y a pas de raccourci dans le processus de peuplement d’un nouvel aquarium, a indiqué un responsable de l’aquarium dans un communiqué de presse.

« C’est un processus long et difficile, qui prend du temps », a-t-il dit.

L'aquarium de Jérusalem présentera des espaces réservés aux poissons dans un grand nombre d'aquariums. Les autres animaux marins s'acclimatent en zone de quarantaine. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israël)

L’aquarium de Jérusalem présentera des espaces réservés aux poissons dans un grand nombre d’aquariums. Les autres animaux marins s’acclimatent en zone de quarantaine. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israël)

L’Aquarium d’Israël, tout comme son organisation mère, le Jardin zoologique de la famille Tisch de Jérusalem, généralement appelé le Zoo biblique de Jérusalem, se concentre sur les niches écologiques du pays, avec une importance particulière accordée à la vie marine des eaux israéliennes, la mer Méditerranée, la mer Rouge, le lac de Tibériade et même la mer Morte (malgré son nom, certains micro-organismes parviennent à y vivre).

Les aquariums reproduisent les différents systèmes aquatiques d’Israël, que ce soit en montrant des bancs de poisson des eaux peu profondes de la plage Dor, sur la Méditerranée, ou des saint-pierre du lac de Tibériade nageant dans un aquarium d’eau douce, où l’on trouve aussi des pierres noires de basilique de la région de Tibériade.

Malheureusement, certains des poisons qui représentent ces éco-systèmes n’ont pas survécu au transport vers l’aquarium.

« Les raisons de la mort des poissons peuvent être une erreur technique, comme un court-circuit, ou des difficultés d’acclimatation, a indiqué l’aquarium. Nous avons également consacré beaucoup de temps et d’effort à tenter de sauver des poissons attrapés par erreur par des pêcheurs, qui ne pouvaient pas être mangés et nous ont été apportés. »

« Tous ceux qui connaissent ce domaine savent combien il est difficile d’acclimater des poissons, ce qui entraîne parfois la perte de poissons pendant le processus », a ajouté l’aquarium.

Des poissons clowns de l'aquarium de Jérusalem, en juin 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Des poissons clowns de l’aquarium de Jérusalem, en juin 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

D’autre part, l’aquarium a également reproduit avec succès plusieurs espèces en voie de disparition, comme des raies et des raies-guitares.

Le zoo de Jérusalem a passé une grande partie de ces dix dernières années à travailler sur l’aquarium. Cent millions de shekels, provenant de donateurs et des autorités locales, y ont été investis.

L’aquarium n’ouvrira cependant pas avant de pouvoir garantir une excellente expérience à ses visiteurs. Malheureusement, il a connu une importante perte financière en ratant la saison estivale.

Cela nous rappelle la difficulté de cette aventure, pour recrée la vie marine dans une Jérusalem loin de la mer et entourée de collines, à 60 kilomètres de la Méditerranée, et encore plus loin de la mer Rouge.

« C’est un challenge d’apporter ceci à Jérusalem », a expliqué Shai Doron, le président du zoo de Jérusalem, quand il a fait visiter l’aquarium encore fermé à des journalistes en juillet. « Nous devons tout faire depuis le début. Nous faisons venir la mer à Jérusalem. »

L’aquarium est le premier du genre en Israël, et le premier aquarium public et situé dans les terres au Moyen Orient.