Le procès d’un homme de Tel Aviv confronté à des accusations de meurtre dans un pays arabe, qui n’a pas été indiqué, a été repoussé de deux semaines pour permettre un transfert de fonds qui pourrait acheter sa liberté, a déclaré un ministre israélien jeudi.

L’annonce du ministre Ayoub Kara (Likud) est survenue au lendemain d’une campagne massive en faveur de Ben Hassin qui a permis de collecter 120 000 dollars un jour suivant l’appel du père de Hassin, qui a affirmé que son fils pourrait être condamné à mort.

Ben Hassin, 21 ans, qui a également la nationalité canadienne, est emprisonné depuis le mois de juin 2015 après avoir tué un chauffeur de taxi qui a menacé de le tuer ou de le vendre au groupe djihadiste Etat islamique après avoir découvert qu’il était Juif.

Hassin était dans le pays, identifié par les responsables israéliens seulement comme un Etat arabe avec lequel Israël n’a pas de relations diplomatiques, pour rendre visite à ses grands-parents, mais s’est porté volontaire pour combattre le groupe terroriste pendant qu’il était là.

Kara, qui a été fortement impliqué dans l’affaire, a écrit sur Twitter jeudi que la majeure partie de l’argent nécessaire pour sauver Hassin a maintenant été réuni. Ils ont réussi à retarder le procès pour finaliser les détails de l’accord et transférer l’argent aux parties concernées.

Le verdict du procès devait être rendu dimanche et il pourrait être soit condamné à 25 ans de prison ou à la peine de mort, a déclaré son père Ilan Hassin mardi, à moins qu’il ne parvienne à réunir 120 000 dollars pour la famille du chauffeur de taxi.