BUENOS AIRES, Argentine – Le gouvernement argentin devrait déclassifier tous les documents relatifs à l’attentat du 17 mars 1992 contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires qui a tué 29 personnes et blessé des centaines d’autres personnes.

La mesure a été annoncée jeudi sur le site Web du gouvernement dédié aux enregistrements des procédures publiques : le Journal officiel.

Cette décision a été prise en réponse à une requête de la Cour suprême nationale qui a fait cette demande mercredi dans un document signé par les quatre juges suprêmes.

La Cour est en charge de l’enquête car l’attaque s’est produite sur les lieux où une mission diplomatique est exercée. L’enquête, qui est encore en cours, de la Cour suprême estime que l’attaque a été perpétrée par le Hezbollah.

L’intérêt porté à l’enquête a grandi depuis le mois dernier lorsque la présidente de l’Argentine Christina Fernandez de Kirchner a reproché à Israël de ne pas travailler pour traduire les auteurs de l’attentat contre son ambassade à Buenos Aires en justice. Israël lui a répondu que cette responsabilité revenait à l’Argentine.

La présidente argentine Cristina Kirchner à Buenos Aires le 30 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ALEJANDRO PAGNI)

La présidente argentine Cristina Kirchner à Buenos Aires le 30 janvier 2015 (Crédit : AFP PHOTO / ALEJANDRO PAGNI)

En 1999, le tribunal avait ordonné l’arrestation du haut responsable des opérations du Hezbollah Imad Mughnieh, qui a été assassiné en 2008, dans le cadre de l’enquête de l’attaque de l’ambassade.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mentionné les deux attentats à Buenos Aires le mois dernier lors de son discours devant le Congrès américain, lorsqu’il a déclaré que l’Iran « a fait exploser le centre de la communauté juive et l’ambassade d’Israël à Buenos Aires ».