L’armée israélienne a arrêté un ancien responsable de l’Autorité palestinienne à son domicile de Naplouse mercredi matin, selon les médias arabes.

De plus, 11 suspects ont été interpellés à Tekoa pour jets de pierres, de cocktails Molotov et de bombes artisanales, a déclaré l’armée.

Selon un communiqué de l’armée, au moins 14 autres suspects palestiniens ont été arrêtés durant la nuit en Cisjordanie.

En 2012, Dweikat a été nommé gouverneur de l’Autorité palestinienne de la région de Jénine et Tulkarem, par le président de l’AP Mahmoud Abbas. Il occupait auparavant une position assimilée à celle d’un général dans les forces de sécurité de l’AP.

À Tekoa – à ne pas confondre avec l’implantation juive du même nom située à proximité – l’armée israélienne, avec les agents du Shin Bet et de la police des frontières, a mené une opération de répression du « terrorisme populaire ». Ce terme générique fait référence aux jets de pierres et d’explosifs sur les voitures, ou à la participation aux émeutes contre les forces de l’ordre.

Par ailleurs, l’armée a arrêté mardi un groupe de jeunes palestiniens, qui, selon l’armée, jetaient des pierres sur les voitures qui passaient à proximité d’al-Khader, au sud-ouest de Bethléem.

Mercredi, l’armée a diffusé les images des caméras de surveillance. Elles montrent un groupe de personnes se tenant près d’une route. La vidéo montre ensuite une jeep de l’armée qui s’approche de la zone, et l’on peut voir deux membres du groupe s’enfuir avant que l’armée ne puisse les interpeller.

Selon l’armée, les lanceurs de pierres présumés ont été repérés par un soldat qui visionnait les caméras de surveillance. Il a ensuite pris contact avec l’armée qui a procédé à l’arrestation.

« Les forces de la Brigade régionale du Gush Etzion travaillent nuit et jour pour préserver la sécurité de la région et ils continueront à lutter contre le terrorisme dans leur secteur », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Série d'arrestations par l'armée israélienne en Cisjordanie, le 11 janvier 2017. (Crédit : porte-parole de l'armée)

Série d’arrestations par l’armée israélienne en Cisjordanie, le 11 janvier 2017. (Crédit : porte-parole de l’armée)

Selon la police, l’un des suspects interpellés durant la nuit, un homme de 31 ans du village de Qatane en Cisjordanie, a été arrêté après qu’une perquisition de son domicile a révélé la présence d’une quantité importante de biens apparemment volés, notamment des bijoux, des uniformes militaires, des armes et des dispositifs électroniques.

La police a invité la population qui reconnaîtrait des objets (dans la photo ci-dessous) leur appartenant à prendre contact avec le poste de police de Shafat à Jérusalem.

Au nord de la Cisjordanie, des troupes de l’armée ont arrêté 4 suspects à Nur Shams, un autre à Balata, un à Bayt Amin et un dernier à A-Zawiya.

Dans le centre de la région, deux personnes ont été interpellées à Ein Umm esh Sharayit et un autre a été arrêté à Bayt Rima.

Une dernière personne a été arrêtée dans le village de Dura, en périphérie de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.

Selon le ministère de la Défense, la Cisjordanie a été le théâtre d’une importante recrudescence de la violence, et tout particulièrement de jets de pierres, au cours des 3 dernières semaines.

Les responsables ont indiqué que cette recrudescence s’explique par le fait que les lycées palestiniens sont en période d’examens, mais ils ont également affirmé qu’il se peut que cette violence soit liée à la résolution anti-implantations votée le 23 décembre par le Conseil de Sécurité des Nations unies.

En septembre, 346 attaques de jets de pierres ont été enregistrées, 375 en octobre, 420 en novembre et 344 en décembre. Les attaques du mois de décembre ont eu lieu, pour la majorité, au cours de la dernière semaine. Durant la première semaine du mois de janvier, 19 attaques ont été signalées. À ce rythme, on devrait atteindre les 700 attaques d’ici la fin du mois.

Les attaques de jets de pierres sont également liées à plusieurs célébrations anniversaires, notamment, celui du la création du Hamas, du premier attentat terroriste le 1er janvier 1965, l’assassinat de Yahya Ayyash, le principal fabricant d’explosifs, le 5 janvier 1996.

Avi Issacharoff a contribué à cet article.