L’armée israélienne a établi des barrages routiers tout autour du village de Halhul, en Cisjordanie, la ville natale d’un terroriste palestinien qui, vendredi matin, a projeté son véhicule contre deux Israéliens, blessant grièvement l’un d’entre eux, a fait savoir l’armée.

La famille du terroriste a été placée en détention et subira des interrogatoires, ont ajouté les militaires.

Juste après six heures trente du matin, le jeune homme de 17 ans a lancé sa voiture sur sa première victime, un septuagénaire, qui n’a été que légèrement blessé à la tête au carrefour du sud d’Efrat.

Depuis son lit d’hôpital, David Ramati se rappelle avoir été pris pour cible par une voiture dans un attentat terroriste commis aux abords de l’implantation d’Efrat le 17 novembre 2017 (Capture d’écran : Hôpital Shaare Zedek)

De son lit d’hôpital, la première victime, David Ramati, a raconté avoir vu le terroriste palestinien, « un grand sourire sur le visage », conduire en sa direction à une vitesse d’environ 100 kilomètres par heure. Ramati a indiqué qu’il avait une arme à feu sur lui et qu’il a tenté de tirer sur l’adolescent, mais qu’il a été frappé par la voiture avant d’y parvenir.

Le terroriste a continué à descendre la rue vers le carrefour voisin du Gush Etzion où il a renversé et grièvement blessé un autre Israélien de 35 ans, selon les services d’urgence de Magen David Adom.

Les militaires ont fait savoir qu’à ce moment-là, le conducteur est sorti de son véhicule, armé d’un couteau, et qu’il a tenté de poignarder les soldats qui se tenaient là.

« Les soldats ont répondu en ouvrant le feu sur l’assaillant, et ils l’ont blessé », a annoncé l’armée dans un communiqué.

Les soldats israéliens montent la garde au carrefour de Gush Etzion après qu’un attentat terroriste à la voiture bélier a blessé deux Israéliens dans la matinée, le 17 novembre 2017 (Crédit : Armée israélienne)

Suite à l’attaque, les militaires ont décidé d’établir une « fermeture de répit » à Halhul, ce qui signifie que les soldats autorisent certaines voitures à sortir et à entrer de la petite municipalité une fois qu’elles ont été soumises à une inspection.

« Suite à une évaluation de la situation qui a eu lieu au sein de la brigade d’Etzion, les soldats de l’armée ont procédé à une fermeture de répit au village de Halhul, d’où venait le terroriste, afin d’empêcher d’autres attaquants de quitter le village », a fait savoir l’armée.

Les soldats israéliens à un barrage routier à l’entrée du village de Halhul, le village natal d’un terroriste qui a blessé deux Israéliens ce matin dans un attentat à la voiture bélier, le 17 novembre 2017 (Crédit : Armée israélienne)

Le chef du commandement central de l’armée, le général de division Roni Numa, et le chef de la division de Cisjordanie, le général de brigade Eran Niv, se sont rendus sur les lieux de l’attentat à la voiture-bélier et de la tentative d’attaque au couteau.

Ils ont « salué la réaction rapide des soldats qui a mené à la neutralisation de l’assaillant et empêché d’autres blessures aux civils et aux soldats », a dit l’armée dans un communiqué.

Selon l’hôpital, le terroriste est dans un état critique.

Ramati a été emmené au centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, tandis que l’Israélien de 35 ans a été pris en charge à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, ont fait savoir les services MDA.

La victime grièvement blessée a subi une intervention chirurgicale pour une blessure à la tête, ont précisé les chirurgiens.

« Il a été blessé à la tête. Il souffre d’une hémorragie intracrânienne qui exige une opération du cerveau », a déclaré son médecin. « Il est dans un état grave mais stable ».

Les médecins militaires ont soigné le terroriste blessé et l’ont également transféré à l’hôpital Hadassah Ein Kerem.

Le carrefour de Gush Etzion est communément touché par des attentats terroristes en raison de sa proximité avec des implantations israéliennes et des villages palestiniens.