Deux officiers supérieurs de Tsahal feraient l’objet d’enquêtes par la police militaire pour leur rôle dans le bombardement d’un bâtiment de l’ONU à Gaza où 20 Palestiniens ont été tués lors de la guerre de l’été dernier avec le Hamas.

Selon une information publiée lundi par la radio de l’armée, l’enquête s’ajoute à d’autres enquêtes en cours concernant des cas de mauvais comportement opérationnel présumé de Tsahal pendant le conflit dans l’enclave côtière entre des groupes terroristes palestiniens et l’armée israélienne.

Les officiers, qui ont tous deux le grade de colonel – l’un a servi comme commandant de brigade pendant l’opération – sont les plus haut gradés à subir une enquête jusqu’à présent.

L’article a précisé que l’un des officiers était posté à l’extérieur de la bande de Gaza et était responsable des tirs d’artillerie fournissant un soutien aux soldats de Tsahal de opérant à l’intérieur de l’enclave palestinienne.

L’enquête judiciaire se concentre autour du bombardement le 30 juillet 2014 d’une école de l’ONU utilisée comme abri pour les réfugiés en réponse aux attaques de mortier lancées par des combattants de Gaza depuis le site.

Vingt personnes ont été tuées et des dizaines de blessés dans le bombardement, selon Human Rights Watch.

Le chef d’état-major de Tsahal a ouvert une enquête sur l’incident à la demande de groupes de défense des droits de l’homme, et l’enquête a été reprise par le procureur militaire le général Danny Efroni, après que des allégations de mauvais comportement opérationnel présumé aient fait surface.

Basé sur les premières constatations, Efroni a dit qu’il avait des motifs raisonnables de soupçonner que le bombardement n’a pas été effectué selon les règles d’engagement de Tsahal et n’a pas été en conformité avec le droit international.

L’enquête s’ajoute à une autre enquête sur le bombardement le 23 juillet 2014 d’une clinique civile dans le territoire palestinien, prétendument en représailles à la mort d’un soldat israélien.

Dans cet incident, le lieutenant-colonel Neria Yeshurun ​​est soupçonné d’avoir ordonné le pillonage pour se venger de la mort du capitaine Dimitri Levitas, qui avait été tué la veille par un tireur palestinien caché au sommet de lu centre médical.

Selon des sources palestiniennes, l’attaque sur le complexe a tué cinq personnes, dont quatre civils, et blessé 45 autres.

Puisque les enquêtes peuvent mener à des jugements, un vif débat a éclaté au sein de l’armée israélienne entre ceux qui estiment que les incidents justifient des enquêtes de la police militaire completes, qui peuvent conduire à des poursuites pénales, et ceux qui souhaitent que les enquêtes se limitent à des débriefings opérationnels, qui sont habituellement traités en l’interne.

D’autres incidents visés par des enquêtes incluent le bombardement d’un café à Khan Younis qui a entraîné la mort de neuf Palestiniens et des accusations d’abus sur un détenu palestinien par Tsahal.

Le mois dernier, Efroni a également annoncé la fermeture d’un certain nombre d’enquêtes, dont une sur le bombardement de la plage de Gaza, qui a tué quatre enfants le 16 juillet.

Selon Efroni, l’enquête sur la mort des enfants « était effectuée selon la loi israélienne et les exigences du droit international», et les enfants, repérés en train de courir sur le terrain, ont été pris pour des forces navales du Hamas connues pour opérer dans la zone.

Selon des témoins, les enfants jouaient sur la plage, et avaient tenté sans succès d’éviter le feu.

En avril, le procureur militaire a déposé un acte d’accusation devant un tribunal militaire contre trois soldats soupçonnés de piller les maisons des civils palestiniens pendant les combats.

Tamar Pileggi a contribué à cet article