Les soldats de l’armée israélienne et la police des frontières sont entrés mercredi au petit matin dans le village palestinien de Bayt Surik et ont démoli l’habitation du terroriste ayant perpétré une attaque à l’arme à feu qui avait fait trois morts dans la ville israélienne voisine de Har Adar.

Les forces de sécurité avaient transmis l’ordre de démolition aux membres de la famille de Nimer Mahmoud Ahmad Jamal le 3 octobre.

Nimer Mahmoud Ahmed Jamal, qui a tué trois Israéliens et en a blessé un grièvement devant l’implantation de Har Adar, le 26 septembre 2017. (Crédit : Facebook)

Dans la matinée du mardi 26 septembre, Nimer Mahmoud Ahmad Jamal, 37 ans,s’était approché de l’entrée arrière de Har Adar, une implantation située au-delà de la Ligne verte dans les collines du nord de Jérusalem, accompagnant un groupe d’ouvriers palestiniens. Quand on lui a demandé de s’arrêter, il a sorti une arme à feu volée de sa chemise et a tiré sur des gardiens de la sécurité israéliens qui se trouvaient au portail.

Un agent de la police des frontières, Solomon Gavriyah, 20 ans, et deux gardes de sécurité privés – Youssef Ottman, 25 ans, originaire de la ville israélienne voisine d’Abu Ghosh et Or Arish, 25 ans, de Har Adar – avaient été tués dans l’attaque. Le coordinateur de la sécurité de l’implantation, Amit Steinhart, avait pour sa part été blessé.

Jamal a été tué à bout portant par les forces de sécurité présentes sur les lieux.

Le jour suivant, l’armée avait pris les mesures de la maison de Jamal, ce qui est la première démarche effectuée en amont d’une démolition. Ce processus de destruction de l’habitation d’un terroriste après un attentat peut durer de quelques semaines à quelques mois, selon les circonstances.

Israël a fréquemment détruit des maisons appartenant à des terroristes jusqu’en 2005, année où cette mesure a été abandonnée. Elle a été toutefois remise en vigueur en 2014.

Les analystes et les responsables de la sécurité ne sont pas d’accord sur l’utilité des démolitions dans la lutte contre le terrorisme, certains les considérant comme un outil de dissuasion et d’autres comme une forme inefficace de sanction collective.

De gauche à droite : Solomon Gavriyah, Youssef Ottman et Or Arish, les trois Israéliens tués dans un attentat à Har Adar, le 26 septembre 2017. (Crédit : autorisation)

Dans des opérations séparées, à l’aube de la journée de mercredi, menées à A-Ram et dans les villages de Yatta et d’Abeda en Cisjordanie, les soldats ont arrêté deux Palestiniens, confisqué deux armes à feu improvisées et découvert des milliers de shekels qui, selon l’armée, devaient aider à financer des attentats terroristes.