Après les menaces de représailles du Hezbollah aux frappes israéliennes supposées contre un convoi d’armes en provenance de Syrie, l’armée a averti le gouvernement libanais qu’elle tiendrait Beyrouth responsable en cas d’attaque du groupe chiite.

Selon des sources diplomatiques citées par le quotidien Al-Akhbar, l’armée israélienne a envoyé l’avertissement via les forces de la FINUL.

Mercredi, le Hezbollah a reconnu avoir été attaqué par Israël et a prévenu qu’il répliquerait au moment et à l’endroit qu’il jugerait nécessaire.Israël a placé en état d’alerte maximale ses troupes stationnées à la frontière nord avec le Liban.

Le chef de l’organisation, Hassan Nasrallah, a informé son personnel militaire de la possibilité d’une guerre avec l’État juif, selon un journaliste proche du groupe chiite.

« Lors d’un récent discours, Hassan Nasrallah a prévenu que l’état de préparation du Hezbollah contre l’ennemi [israélien] n’avait rien à voir avec les autres combats », écrit Ibrahim Al-Amin dans les colonnes du quotidien libanais Al-Akhbar.

« Mais ce qu’il n’a pas dit en public, il l’a révélé au personnel militaire de son parti. Il leur a lancé un appel à agir, expliquant que les forces de résistance [du Hezbollah] pourraient être contraintes de mener le combat sur trois fronts simultanément : en Syrie, sur le front intérieur [le Liban], et contre l’ennemi [israélien]. »

Dans un premier temps, Israël comme le Hezbollah ont démenti l’existence des frappes. Mais mardi, un responsable israélien de la sécurité a confié au magazine Time que Jérusalem était derrière l’attaque.

Un homme politique iranien a également condamné les frappes israéliennes supposées de mercredi, disant regretter qu’Israël « n’ait rien retenu de ses tentatives précédentes. »

En 2006, Israël et le Hezbollah ont mené une guerre qui a duré un mois.